Enseignants : faible mobilisation

Publié le 16/12/2009
Entre 600 et 3 000 personnes ont manifesté hier à Paris contre la réforme de la formation des enseignants. Ils étaient 200 à Nancy.
Enseignants : faible mobilisation
Enseignants : faible mobilisation
Entre 600 et 3 000 personnes ont manifesté hier à Paris contre la réforme de la formation des enseignants. Ils étaient 200 à Nancy.

Le Républicain Lorrain, Mercredi le 16 Décembre 2009 
 

 
Les manifestants s'inquiètent du sacrifice de la pédagogie dans la réforme de la formation des maîtres. Photo AFP
« C'est un tour de chauffe. Contrairement à ce que le gouvernement espérait, on reparle de cette réforme. Si nous n'avons pas de réponse, il y aura d'autres actions en janvier ». La faible mobilisation hier à Paris, lors de la manifestation des futurs enseignants, n'a pas tempéré l'enthousiasme de Jean-Baptiste Prévost, président de la première organisation étudiante Unef.

Dans le cortège précédé de la banderole « Enseigner est un métier qui s'apprend », l'Unef, les syndicats d'enseignants Sgen-CFDT, Unsa, FSU et les Instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) de Paris et du Val-de-Marne défilaient.

La réforme prévoit le recrutement des futurs enseignants des écoles, collèges et lycées au niveau d'un bac + 5, soit une année d'étude de plus qu'actuellement, avec une épreuve d'admissibilité en début de Master 2 et une épreuve d'admission en fin d'année. Ses opposants jugent qu'elle risque de sacrifier la formation pédagogique, placée au cours de l'année de master 2, alors qu'elle regroupe déjà les concours, des stages et la validation d'un mémoire de recherche.

Les manifestations ont rassemblé 600 à 700 personnes à Lille, une centaine de personnes à Toulouse, 400 personnes à Rennes, 200 à Nancy, une cinquantaine de personnes à Marseille. Une délégation de cinq personnes a été reçue par le Rectorat à l'issue du mouvement nancéien.

« Il est important de dire aujourd'hui au gouvernement que le système qu'il met en place va mener à la catastrophe. Le manque de pédagogie est en contradiction profonde avec la réforme du lycée », a déclaré à Paris Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT.