Enseignement privé : appel à la grève le 27 septembre

Publié le 26/08/2011
La Fep-CFDT, principale fédération des enseignants du secteur privé sous contrat, se joint à l'appel des syndicats du public à la grève du 27 septembre pour dénoncer les suppressions de postes, a indiqué hier son secrétaire général Bruno Lamour.
Enseignement privé : appel à la grève le 27 septembre
Enseignement privé : appel à la grève le 27 septembre
La Fep-CFDT, principale fédération des enseignants du secteur privé sous contrat, se joint à l'appel des syndicats du public à la grève du 27 septembre pour dénoncer les suppressions de postes, a indiqué hier son secrétaire général Bruno Lamour.

© Vosges Matin, Vendredi le 26 Aout 2011 / France / Paris

La Fep-CFDT a contacté les autres organisations syndicales de l'enseignement privé (CFTC, SPELC, CGT, CGC...) pour « parvenir à un appel commun » et si « l'accord de principe se concrétise », cette démarche « sera inédite », a ajouté M. Lamour. « On s'inscrit à l'appel à la mobilisation du 27 septembre avec le sujet préoccupant de la rentrée, qui est celui des suppressions d'emplois », a-t-il dit. Cet appel avait été lancé début juin par les fédérations du public Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT et Unsa Education. « L'appel commun dans le privé dira bien que les souhaits que nous avons ne sont pas spécifiques à l'enseignement privé mais bien ceux qui préoccupent nos collègues du public : [...] l'Education nationale est mise à mal depuis quelques années par le gouvernement, dont la conséquence est qu'il n'y a plus de priorité accordée à l'éducation », a ajouté M. Lamour. « On réclame zéro réduction d'emplois dès 2012 et que l'on se mette à réfléchir sérieusement sur l'école que l'on souhaite pour demain, une école qui ne produise pas comme aujourd'hui autant d'échec scolaire », a dit M. Lamour.

A la rentrée 2011, 1 433 postes d'enseignants seront supprimés dans le privé, selon des chiffres du secrétariat général de l'enseignement catholique communiqués par la Fep-CFDT.

Parallèlement, selon des prévisions, les effectifs devraient augmenter de 63 400 élèves, dont 1 500 dans le premier degré et 61 900 dans le second degré. « On a fermé des écoles et des classes, les conditions de travail s'aggravent, les enseignants sont inquiets face à leur avenir », a déploré Francis Moreau, secrétaire national chargé de l'action revendicative.