Fessenheim : la CFDT « choquée » par les médias

Publié le 09/09/2012
La section CFDT de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) s'est dite, hier, « choquée » par le « déferlement médiatique » qui a accompagné mercredi un incident survenu à la centrale, qui a fait deux blessés légers parmi les salariés.
Fessenheim : la CFDT « choquée » par les médias
Fessenheim : la CFDT « choquée » par les médias
La section CFDT de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) s'est dite, hier, « choquée » par le « déferlement médiatique » qui a accompagné mercredi un incident survenu à la centrale, qui a fait deux blessés légers parmi les salariés.

© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 09 Septembre 2012 / Région /  et Vosges Matin

« Les salariés ont été choqués pour plusieurs raisons », affirme la CFDT dans un communiqué, évoquant la publication par les médias d'« informations erronées et non avérées ». « Les toutes premières diffusions allaient jusqu'à évoquer des morts lors d'un incendie, alors qu'il s'agissait de deux salariés irrités au bout des doigts lors d'un dégagement de vapeur. » Le syndicat pointe également la « disproportion du temps accordé aux reportages sur Fessenheim au regard des quelques secondes accordées pour évoquer la mort de deux salariés à Gandrange ».

 

« Un profond malaise »

La CFDT critique également la « disproportion du temps accordé aux reportages sur Fessenheim au regard des quelques secondes accordées pour évoquer la mort de deux salariés à Gandrange », lors d'un accident du travail survenu le même jour en Moselle.

Ce décalage « nous a laissé un profond malaise », écrit la CFDT.

L'incident de mercredi à Fessenheim, qui selon les autorités n'a pas eu de conséquence sur l'environnement, a suscité un intérêt médiatique considérable - y compris au niveau international - déclenché en grande partie par le fait qu'une cinquantaine de pompiers avaient été dépêchés sur place par mesure de précaution. Dans un premier temps, un incendie avait été évoqué.

L'incident avait en outre relancé le débat sur la fermeture de cette installation, la doyenne du parc nucléaire français. Réclamée de longue date par les écologistes, cette fermeture avait été promise par François Hollande pendant la campagne présidentielle. Mais elle est refusée par les élus locaux, au nom de la sauvegarde de l'emploi.

Samedi, 200 à 300 manifestants anti-nucléaires, selon les organisateurs, se sont une nouvelle fois réunis à Fessenheim pour demander un calendrier précis de fermeture.