Flexibilité : le dossier s'enlise

Publié le 15/11/2012
L'objectif est d'aboutir à un accord avant la fin d'année pour donner à la fois plus de protection aux salariés et de souplesse aux entreprises.
Flexibilité : le dossier s'enlise
Flexibilité : le dossier s'enlise
L'objectif est d'aboutir à un accord avant la fin d'année pour donner à la fois plus de protection aux salariés et de souplesse aux entreprises.

© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 15 Novembre 2012 / IG /

 

 
« Historique » : le président de la République n'a pas craint les grands mots, mardi à l'Elysée, pour qualifier la négociation sur l'emploi, qui reprend aujourd'hui. L'enjeu est crucial, puisqu'il s'agit de rompre avec « la rigidité du marché du travail », selon François Hollande.

Pour simplifier, il y a d'un côté les salariés en CDI, protégés par un ensemble de règles, de l'autre les CDD, intérimaires et chômeurs, qui peinent à entrer dans la première catégorie.

En réponse, les syndicats de salariés demandent plus de sécurité pour les précaires, et les syndicats patronaux, plus de flexibilité dans la gestion des effectifs.

Combiné, cela donne la « flexisécurité », développée avec succès au Danemark. Et en France, cela met sur la table des négociations une taxe sur les contrats de travail de court terme, une modulation du temps de travail selon les carnets de commande, des procédures allégées pour les licenciements collectifs, ou un droit de regard accru des syndicats sur la gestion du personnel...

Mais il n'est pas facile de faire l'histoire. La rencontre d'aujourd'hui est déjà la cinquième, sans avancée.

En cause, la difficulté du dossier, et les divisions des deux côtés de la table : au Medef, qui prépare la succession de Laurence Parisot, et entre le Medef et la CGPME ; à la CGT, également en crise de succession, et entre la CGT et la CFDT...

Le ministre du Travail Michel Sapin a prévenu : s'il n'y a pas d'accord, une loi sera imposée. C'est déjà ce qui s'était passé il y a quinze ans, dans une autre négociation « historique » - les 35 heures.

Francis BROCHET.