Fonctionnaires : le gel des salaires envisagé

Publié le 23/06/2010 (mis à jour le 24/06/2010)
A quelques jours de l'ouverture des négociations, la thèse d'un gel sur trois ans du point d'indice des fonctionnaires n'est pas démentie.
Fonctionnaires : le gel des salaires envisagé
Fonctionnaires : le gel des salaires envisagé
A quelques jours de l'ouverture des négociations, la thèse d'un gel sur trois ans du point d'indice des fonctionnaires n'est pas démentie.

Le Républicain Lorrain, Mercredi le 23 Juin 2010 / IG /

 

Avant les négociations triennales dans la Fonction publique vendredi, le gouvernement a exclu hier une baisse des traitements, mais sans démentir l'option d'un gel évoqué par le quotidien Les Echos, alors que les syndicats s'inquiètent pour le pouvoir d'achat.

« La rémunération d'un fonctionnaire, ce n'est pas uniquement le point d'indice, car il y a une deuxième partie qui est l'évolution du fonctionnaire dans une grille de rémunérations. Ça, c'est à peu près 2 % par an », de hausse moyenne de pouvoir d'achat, a déclaré le ministre du Travail Eric Woerth.

Alors que les négociations salariales commencent vendredi par un « bilan » souhaité par le gouvernement, Les Echos ont affirmé hier que Bercy et Matignon envisageaient « un gel triennal pur et simple du point d'indice », ce que le gouvernement n'a ni confirmé ni démenti.

Le point d'indice fixe en moyenne 80 % du salaire pour 5,2 millions de fonctionnaires. Les primes (en moyenne 20 % du salaire), les promotions, et l'intéressement collectif découlant d'une nouvelle loi doivent cependant faire progresser le pouvoir d'achat, selon le gouvernement.

« Nous ne travaillons pas sur une baisse du pouvoir d'achat ou du niveau de vie des fonctionnaires », a également déclaré le secrétaire d'Etat au Budget François Baroin à l'Assemblée.

« Si c'était vrai, ce serait un reniement » car la précédente négociation salariale triennale, en 2008, avait « abouti à +0,5 % en juillet 2009, complété par +0,3 % en septembre, ainsi que deux hausses de 0,5 %, l'une pour juillet 2010 et l'autre pour juillet 2011 », a rappelé Brigitte Jumel (CFDT).

« Tout cela n'est pas arbitré », a expliqué le secrétaire d'Etat à la Fonction publique Georges Tron, en précisant que « plusieurs scénarios sont envisagés. J'ai, comme Eric Woerth, plutôt tendance à penser que lorsqu'un engagement est pris, il est de bonne politique de le tenir », a-t-il dit.

Les prix à la consommation qui avaient bondi de 2,9 % en 2008 puis baissé de 0,6 % en 2009, sont repartis à la hausse depuis quelques mois et devraient augmenter de 1,4 % en 2010 selon les estimations de l'Insee, qui ne fait pas de prévision au-delà.