Fonctionnaires : petite grève

Publié le 22/01/2010
La journée nationale d'action contre les suppressions de postes a eu un écho limité.
Fonctionnaires : petite grève
Fonctionnaires : petite grève
La journée nationale d'action contre les suppressions de postes a eu un écho limité.

Vendredi 22 Janvier 2010, © L'Est Républicain / FRANCE

Entre 2.500 et 3.000 manifestants à Toulouse.
Même si les syndicats soulignent que la participation a progressé par rapport aux dernières grèves concernant la seule Fonction publique ou l'Education, la grève d'hier a été peu suivie. Les grévistes sont « 25% à 30% sur l'ensemble des trois fonctions publiques », a déclaré à Jean-Marc Canon, secrétaire général des fonctionnaires CGT, chiffres concordant avec ceux de la FSU et Solidaires. L'Unsa et la CFDT n'appelaient à la grève que dans l'enseignement et à l'Equipement.
L'estimation du ministère de la Fonction publique en fin de journée était bien moindre : 12,04% des agents de l'Etat, 5,1% dans les collectivités locales et 2,93% dans les hôpitaux. Le secrétaire général de la FSU Gérard Aschieri a fait état d'une mobilisation « en hausse » dans l'Education par rapport à la journée de mobilisation du 24 novembre, qui ne concernait que l'enseignement, tout en admettant qu'elle n'était « pas à la hauteur » et qu'elle pâtissait de la « désunion » des syndicats.
Le ministre de la Fonction publique Eric Woerth a jugé sur TV5 la grève « assez peu suivie ». « Ça signifie que le temps est à la responsabilité. Les gens voient qu'on est dans une crise, il voient que l'Etat doit affronter la crise.
Nous voulons continuer à réduire le nombre de fonctionnaires en France »
à hauteur d'un sur deux partant en retraite, a souligné le ministre.

« Pire en pire »


La dernière grève spécifique aux fonctionnaires, le 10 juin 2008, n'en avait mobilisé que 3,5% (dont 5,5% pour les fonctionnaires d'Etat), mais la dernière journée de grève interprofessionnelle, le 19 mars 2009, avait impliqué 26% des fonctionnaires d'Etat (15% dans les collectivités et 18,4% dans les hôpitaux).
Dans l'éducation, les syndicats revendiquaient 33% de grévistes en France (17,7% selon le gouvernement), contre 20% à 30% le 24 novembre. La FSU a dénombré « plus de 40% de grévistes » dans le secondaire, le gouvernement 13,8%.
A Paris, entre 6.600 et 15.000 personnes (selon les chiffres de la police et des syndicats) ont défilé, et on a dénombré entre 2.400 et 8.000 manifestants à Marseille, entre 2.500 et 5.000 à Toulouse et entre 2.400 et 4.000 à Lyon. A Reims, une cinquantaine de pompiers ont défilé avec leurs camions. « La réalité de tous les jours dans les services publics, c'est qu'on fait avec de moins en moins, pour un résultat de pire en pire », a déclaré Razzy Hammadi, secrétaire national PS aux services publics, qui s'est fondu dans la manifestation parisienne, comme Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière) et Olivier Besancenot (NPA).