Force Ouvrière marque sa différence

Publié le 16/06/2010
Manif : du monde, mais peu d'impact de l'appel à la grève
Force Ouvrière marque sa différence
Force Ouvrière marque sa différence
Manif : du monde, mais peu d'impact de l'appel à la grève

L'Est Républicain, Mercredi le 16 Juin 2010 / Ouverture France-Monde

 


QUELQUES DIZAINES de milliers de militants de FO venus de toute la France sont montés à Paris hier pour dire non à tout allongement de la durée d'activité à la veille de l'annonce de la réforme des retraites, mais le mot d'ordre de grève a été très peu suivi, sauf àMarseille.

Par cette initiative solitaire, le syndicat de Jean-Claude Mailly entendait marquer sa différence alors que, en tout cas dans leurs expressions communes, les autres syndicats n'ont pas exclu explicitement qu'il faille travailler plus longtemps pour financer les retraites, défendant avant tout le droit de partir à 60 ans.

Montés dans la capitale par cars et trains spéciaux, militants et sympathisants de Force ouvrière, simples salariés d'Airbus ou de Toyota étaient plus de 70.000 personnes à défiler entre les places de la République et de la Nation, selon les organisateurs. La police en a compté 23.000 personnes. «Un succès», s'est félicité M. Mailly, secrétaire général d'une confédération dont les effectifs sont estimés à 300.000 environ.

La banderole de tête annonçait la couleur: «40 ans, c'est déjà trop!». »

Alors qu'elle reproche à l'intersyndicale (CGT, CFDT, CFTC, FSU, Solidaires et Unsa) de ne pas avoir appelé à «une grève franche» pour défendre les retraites, FO n'a pu entraîner seule les salariés dans la grève. «Les gens sont apparemment venus sur des jours de congé», selon la responsable FO des fonctionnaires. Dans le secteur privé, peu ou pas non plus d'impact de l'appel à la grève.