GENERAL MOTORS STRASBOURG

Publié le 25/07/2012
Les élus veulent des promesses
GENERAL MOTORS STRASBOURG
GENERAL MOTORS STRASBOURG
Les élus veulent des promesses

© Vosges Matin, Mercredi le 25 Juillet 2012 / Région Vosges / STRASBOURG

L'État et les collectivités locales attendent d'un éventuel repreneur de l'usine General Motors à Strasbourg « un engagement ferme » pour « le maintien de l'activité sur le site pendant au moins dix ans », a affirmé hier la mairie de Strasbourg dans un communiqué.

Le texte a été diffusé à l'issue d'une réunion au ministère du Redressement productif entre les collaborateurs du ministre Arnaud Montebourg, des élus locaux et des représentants syndicaux. Une nouvelle réunion se tiendra à la rentrée, précise-t-il.

Le ministère n'a pas fait de commentaires.

Salariés et élus s'inquiètent du projet de General Motors de vendre son usine strasbourgeoise, et de la solidité de son éventuel successeur.

Les syndicats ont fait savoir lundi qu'ils souhaitaient « un accord tripartite entre l'État, les syndicats et la direction pour le maintien de l'entreprise, le maintien des emplois, des acquis, et des salaires jusqu'en 2020 » ainsi qu'un « fonds de garantie de 250 millions d'euros ».

General Motors Company a annoncé le 9 mai qu'elle envisageait de vendre l'usine, qui fabrique des boîtes de vitesse et emploie environ un millier de salariés.

Une dizaine de candidatsà la reprise

Une dizaine de repreneurs potentiels sont déjà sur les rangs, a indiqué hier le quotidien économique Les Echos, précisant que les discussions « porteraient déjà sur la phase de transition ». La direction de GM Strasbourg n'a pas souhaité confirmer ces informations. « Une bonne dizaine » de repreneurs potentiels ont visité l'usine, a pour sa part indiqué Jean-Marc Ruhland, délégué syndical CFDT.

GM avait déjà tenté de vendre le site en 2008, sans succès. Passée dans le giron de Motors Liquidation Company (MLC), la structure chargée de liquider les actifs de GMC après son dépôt de bilan en 2009, GM Strasbourg avait finalement été racheté par sa maison mère en 2010 pour un euro symbolique.