Grève : un sursis chez Total

Publié le 25/02/2010
Les salariés des raffineries Total, sauf à Dunkerque, ont suspendu leur grève. Ils préviennent qu'elle reprendra si les promesses ne sont pas tenues.
Grève : un sursis chez Total
Grève : un sursis chez Total
Les salariés des raffineries Total, sauf à Dunkerque, ont suspendu leur grève. Ils préviennent qu'elle reprendra si les promesses ne sont pas tenues.

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 25 Février 2010 / IG
 

 

A Dunkerque, les salariés pensent que deux jours de plus de grève auraient pu les sauver. Photo AFP

Ceux qui faisaient grève par « solidarité » avec les salariés de Mardick, où se situe la raffinerie Total située près de Dunkerque, ont repris le travail hier. L'accord conclu entre syndicats et direction a convaincu, à l'instar de la CGT, syndicat majoritaire au plan national, Grandpuits (Seine-et-Marne), Feyzin (Rhône), La Mède (Bouches-du-Rhône), Gonfreville-L'Orcher (Seine-Maritime) et Donges (Loire-Atlantique). Mais les salariés ont pris soin de préciser : « C'est une suspension, on ne s'interdit pas de repartir. On va être très vigilants au moment du comité central d'entreprise le 8 mars », a averti l'intersyndicale CGT-FO-CFDT de la raffinerie de La Mède.

« On a décidé de suspendre le mouvement suite aux avancées obtenues mardi soir lors des négociations. Nous avons fait la démonstration au gouvernement et à la direction que les salariés du pétrole étaient solidaires », a déclaré hier le délégué CGT de la raffinerie de Donges. « Si les engagements pris n'étaient pas tenus, nous n'hésiterions pas à reprendre la grève ».

Réunion syndicale le 9 mars

Mais les promesses du groupe pétrolier de ne pas fermer ou céder de raffineries en France dans les cinq ans à venir ne concernent pas la raffinerie des Flandres, près de Dunkerque, dont le sort sera arrêté lors du comité d'entreprise du 8 mars. D'où la colère qui éclatait hier sur le site du Nord.

« Nous on a été oubliés, on s'est fait enfler », a dénoncé un autre. La raffinerie de Dunkerque (380 salariés et environ 400 sous-traitants) est à l'arrêt depuis septembre. L'incertitude qui plane depuis des mois sur son sort a déclenché un mouvement de grève chez les salariés de la branche raffinage, qui redoutent plus globalement un désengagement de Total en France.

Une assemblée générale de tous les syndicats CGT du secteur pétrolier est prévue le 9 mars.