Grèves : un TGV sur deux en moyenne

Publié le 18/10/2010
La SNCF a annoncé hier avoir prévu un TGV sur deux en moyenne ce lundi, en raison du mouvement de grève sur la réforme des retraites. Par ailleurs, les routiers pourraient, eux aussi, se joindre aux cheminots.
Grèves : un TGV sur deux en moyenne
Grèves : un TGV sur deux en moyenne
La SNCF a annoncé hier avoir prévu un TGV sur deux en moyenne ce lundi, en raison du mouvement de grève sur la réforme des retraites. Par ailleurs, les routiers pourraient, eux aussi, se joindre aux cheminots.

Vosges Matin, Lundi le 18 Octobre 2010 / France

Selon la CGT, quelque 26,55 % des cheminots étaient en grève hier à la SNCF. (Photo AFP)

Six rames sur dix circuleront pour les TGV au départ ou à l'arrivée de Paris et une rame sur quatre pour les liaisons en province, a précisé la SNCF. Les TGV entre la province et la Belgique seront limités à Lille.

Le trafic sera supérieur à un train sur deux pour les Transiliens et les TER. Il sera supérieur à un train sur trois pour les trains Corail de jour.

La liaison Eurostar sera normale entre Paris et Londres et la circulation des trains vers l'Allemagne quasi-normale.

En revanche, tous les Thalys seront supprimés en raison de la grève des cheminots belges. Sept trains sur dix fonctionneront pour la Suisse et le trafic de jour vers l'Italie sera limité à un aller-retour Paris-Milan.

Le trafic des autres trains internationaux ne sera pas assuré.

Les quatre principaux syndicats de la SNCF ont annoncé hier un « rebond significatif » de la grève dès dimanche soir et surtout ce lundi, promettant des actions avec d'autres secteurs professionnels, et notamment les routiers.

Le taux de grévistes était hier de 26,55 %, selon la CGT, la direction n'ayant pas communiqué de chiffres. De nombreuses assemblées générales de cheminots avaient suspendu la grève ce week-end, a rappelé Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-Cheminot, lors d'une conférence de presse au siège de la CGT à Montreuil.

« Je pense que demain on aura un taux de grévistes qui va aller bien au-delà des 30 % un peu classiques », a-t-il ajouté, affirmant qu'il y avait « un pourcentage non négligeable de déclarations préalables à la grève ».

« Nous notons qu'il y a de plus en plus de secteurs dans l'action », et « nous souhaitons que d'autres secteurs puissent s'engager à partir de demain », afin de « peser un peu plus sur le gouvernement, le chef de l'Etat mais aussi sur l'économie du pays », a-t-il ajouté.

Dommages économiques

« Il faut savoir perdre quelques jours de salaires pour gagner des années de retraite », a insisté M. Le Reste.

« On a décidé de créer une vraie dynamique de mobilisation », qui ne sera « pas de la seule responsabilité des cheminots », avec des actions qui feront « mal en terme de conséquences économiques », comme des blocages, des barrages filtrants à des points stratégiques, a précisé Christophe Dard (CFDT-Cheminots).

M. Dard a estimé que la présence des routiers dans l'action était « indispensable à la réussite du mouvement ». « Faire en sorte que les conditions de circulation soient les moins bonnes possibles peut faire changer d'avis le gouvernement », a-t-il expliqué.

Pour Nathalie Bonnet (Sud-Rail), ce sera « une semaine d'actions interprofessionnelles » pour « occuper les rues ». Elle se traduira par exemple par des actions de blocage, des distributions de tracts, des opérations péages gratuits, etc.

« C'est une semaine très importante, où de nombreux secteurs de l'économie, du secteur privé, appellent à l'action, comme la chimie ou les transports routiers », a insisté Marc Bauchet (Unsa). « On assiste à une montée en puissance, c'est pour ça qu'on appelle les cheminots à repartir dès ce soir dans le mouvement ».