Groupe volailler DOUX

Publié le 09/07/2012
Les syndicats craignent la casse sociale
Groupe volailler DOUX
Groupe volailler DOUX
Les syndicats craignent la casse sociale

 L'Est Républicain / Vosges Matin, Dimanche le 08 Juillet 2012 / France Monde / Doux

 

 

LES SYNDICATS, dépités vendredi à l'issue du CCE extraordinaire portant sur onze offres de reprise du groupe volailler Doux en grande difficulté, se sont donnés le week-end pour analyser les propositions, mais se préparent à la « casse sociale ». Jeudi, sept repreneurs étaient sur les rangs : les établissements Daviet, Cavac-Ciab, Financière Turenne Lafayette, LDC, Sofiprotéol, Tilly-Sabco et Terrena avaient déposé leur dossier auprès de l'administrateur judiciaire Régis Valliot. Entre-temps, le groupe Amice-Soquet, Proteis viande, Finalab et Hendrix Genetics se sont rajoutés à la liste des repreneurs potentiels. Glon, filiale de Sofiprotéol, est également en lice, associé à Tiskalia et Duc pour la reprise d'une partie des activités de Doux.

Le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, a défini vendredi deux critères pour la reprise du volailler en redressement judiciaire : la reprise par une seule entité « sans dépeçage » et le maintien « d'un maximum » de sites et d'emplois.

« Ce week-end et lundi, nous allons expertiser les dossiers qu'on vient de nous remettre [...] Nous redoutons qu'il n'y ait que des plans sociaux dans ces dossiers », a indiqué Jean-Luc Guillart délégué central adjoint CFDT. Pour les syndicats, l'activité « frais » (découpe de volaille), jugée la moins rentable, et les 1.800 emplois concernés dans cette branche du groupe familial, sont directement visés par des plans sociaux. « Ils nous ont dit ''préparez-vous'', c'est pas du social qu'on fait chez Doux, c'est Germinal [...]. A FO, on agira pour que les salariés soient reconnus dignement », a dit Mme Hourmant.

La CGT pour sa part est restée totalement opposée au démantèlement du groupe.