Heuliez vers une sortie de l'impasse

Publié le 10/12/2009
Après des mois de tergiversations, BKC, le repreneur d'Heuliez, s'est engagé hier à apporter d'ici une semaine l'argent nécessaire à la survie du constructeur et équipementier automobile, une décision dans laquelle Ségolène Royal a pesé de tout son poids.
Heuliez vers une sortie de l'impasse
Heuliez vers une sortie de l'impasse
Après des mois de tergiversations, BKC, le repreneur d'Heuliez, s'est engagé hier à apporter d'ici une semaine l'argent nécessaire à la survie du constructeur et équipementier automobile, une décision dans laquelle Ségolène Royal a pesé de tout son poids.

Le Républicain Lorrain, Jeudi le 10 Décembre 2009 / IG /
Bernard Krief Consulting (BKC) va apporter 16 millions d'euros dans le cadre d'une augmentation de capital, dont le principe a été adopté lors d'une assemblée générale extraordinaire qui s'est tenue à Paris et qui doit être finalisée d'ici au 17 décembre. Royal, présidente de la région Poitou-Charentes où est implanté Heuliez, a également assisté à l'assemblée générale du groupe, spécialisé dans les voitures électriques et qui emploie environ 600 salariés. « Aujourd'hui, Heuliez est sauvé [...] Ç'a été difficile, il a fallu mettre un ultimatum », a assuré la responsable PS. Royal a également appelé le Fonds d'investissement stratégique (FSI), qui doit apporter 10 millions d'euros à Heuliez, à « cesser les déclarations qui mettent en doute la crédibilité de l'entreprise ».Après cette annonce, le FSI a pourtant continué à se montrer prudent, espérant que BKC « amènera bien les 16 millions le 17 décembre ». « Si c'est le cas et qu'il a conclu d'ici là un pacte d'actionnaires, nous serons là », indique le FSI. Idem du côté des syndicats : « Nous serons totalement rassurés quand nous aurons l'argent », a déclaré Emile Brégeon, délégué CFDT.L'UMP a ironisé hier sur Ségolène Royal, affirmant qu'elle « se prend pour Jeanne d'Arc ». « En affirmant qu'elle a sauvé Heuliez, Mme Royal, qui ne craint jamais le ridicule, est une fois de plus à côté de la plaque », estime Danièle Giazzi, secrétaire nationale de l'UMP, en charge de la politique industrielle.