Il a été voté au Sénat dans la nuit de mercredi à jeudi à 3 heures du matin.

Publié le 25/10/2010
L'effet de surprise a été total.
Il a été voté au Sénat dans la nuit de mercredi à jeudi à 3 heures du matin.
Il a été voté au Sénat dans la nuit de mercredi à jeudi à 3 heures du matin.
L'effet de surprise a été total.

Vosges Matin, Lundi le 25 Octobre 2010 / Une-REM

 

Nul n'imaginait que le rapporteur UMP du projet de réforme des retraites allait déposer (à la demande de l'Elysée, n'en doutons point) un amendement qui officialise l'organisation d'une réflexion nationale en 2013, laquelle aura à se pencher sur l'éventualité de la retraite par points.

S'il est passé inaperçu aux yeux du grand public - et c'est dommage -, ce texte n'est pas innocent. En cette période de grogne généralisée, Nicolas Sarkozy a compris la nécessité de faire un pas en direction de la CFDT, qui est favorable à ce système par points.

Une tentative pour désamorcer le mouvement revendicatif, mais aussi un aveu de faiblesse. Ainsi donc, la fameuse réforme, présentée comme LA solution au problème des retraites n'est donc pas la panacée puisqu'on envisage d'en revoir les modalités dans trois ans. Notons d'ailleurs que la date n'est pas fortuite puisque l'échéance de 2012 sera passée : elle aura consolidé le pouvoir sarkozyen, ou sinon, la patate chaude échouera dans le camp adverse.

On ne peut s'empêcher de juger que cet appel -solennel- à un débat national aurait dû précéder la réforme et non venir à son secours sous la forme d'un replâtrage de dernière minute. Implicitement, le pouvoir reconnaît un déficit de réflexion, donc un projet imposé à la hussarde, sans avoir associé suffisamment dans sa conception les forces vives de la nation.

Cette légère avancée sera-t-elle de nature à apaiser la rue ? Réponse cette semaine.

Gérard NOËL