Ils menacent de faire sauter leur usine

Publié le 03/04/2010
Les salariés de l'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois, qui menacent de faire exploser une citerne de gaz pour réclamer de meilleures indemnités de licenciement, ont quitté les négociations avec la direction sur un échec hier soir.
Ils menacent de faire sauter leur usine
Ils menacent de faire sauter leur usine
Les salariés de l'usine Sodimatex de Crépy-en-Valois, qui menacent de faire exploser une citerne de gaz pour réclamer de meilleures indemnités de licenciement, ont quitté les négociations avec la direction sur un échec hier soir.

Samedi 03 Avril 2010, © Vosges Matin / FRANCE

Sarkozy a reçu hier les chauffeurs des bus attaqués.

La tension monte chez Sodimatex après l'échec des négociations.

'Ils n'ont pas l'intention de négocier ', a déclaré Patrick Testar, délégué CFDT de l'usine qui fabrique des moquettes pour automobiles. 'On a décidé de sortir de la salle et ils verront les conséquences... Venez sur le site' , a-t-il lancé, visiblement furieux du déroulement des négociations. Dès leur arrivée à l'usine, les salariés se sont réunis en assemblée générale à l'intérieur du site. Un peu calmés, ils ont ensuite indiqué qu'ils attendaient leur avocate pour envisager la suite du mouvement. La table ronde à la mairie de la ville, sous l'égide du préfet de l'Oise, a réuni durant toute l'après-midi les représentants des salariés et la direction du groupe Trèves, propriétaire de Sodimatex. Les deux parties tentaient de trouver un accord pour améliorer les conditions de départ des 92 salariés du site, dont la fermeture est programmée depuis un an. 'On va faire péter la baraque' Les salariés réclament notamment une prime extra-légale de licenciement de 21 000 €, semblable à ce qu'avaient touché leurs collègues d'une autre usine Sodimatex fermée en 2006. Les salariés menacent depuis jeudi de mettre le feu à une citerne de gaz qui pourrait faire exploser l'usine. Hier matin, ils ont disposé des cocktails molotov autour de cette citerne de près de cinq mètres de long, dont le gaz sert à approvisionner les chariots élévateurs. ' On attend de vraies mesures, on veut pouvoir changer de métier et se reconvertir. Si on revient sans, c'est la catastrophe ', avait déclaré avant la réunion Eric Lemoine, de la CFDT. ' On va faire évacuer et faire péter la baraque, les gens sont déterminés ', a-t-il averti. ' J'ai peur pour eux, j'ai peur aussi pour notre ville' , a déclaré le maire UMP de la ville, Arnaud Foubert, espérant 'qu'il n'y ait pas d'acte désespéré qui soit engagé.'