L'avenir de Petroplus passe par Bercy

Publié le 04/09/2012
Une réunion consacrée à l'avenir de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) s'est tenue hier soir à Bercy sous l'égide du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, avant l'examen aujourd'hui des offres de reprise par le tribunal de commerce de Rouen.
L'avenir de Petroplus passe par Bercy
L'avenir de Petroplus passe par Bercy
Une réunion consacrée à l'avenir de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) s'est tenue hier soir à Bercy sous l'égide du ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, avant l'examen aujourd'hui des offres de reprise par le tribunal de commerce de Rouen.

© L'Est Républicain, Mardi le 04 Septembre 2012 / Ouverture France-Monde + Vosges Matin

 

Deux offres de reprise pour la raffinerie de Petit-Couronne. Photo DR

 Il y en a deux : l'une déposée par la sociétés Alafandi petroleum group (APG), basée à Hong Kong, et l'autre par la société NetOil, dont le siège est à Dubaï.

En théorie, le tribunal pourrait se prononcer dès aujourd'hui sur l'avenir du site, mais compte tenu de la complexité du dossier, il est probable qu'il mette sa décision en délibéré. Ces deux offres prévoient au moins le maintien des 550 emplois que compte cette raffinerie, APG s'engageant pour sa part à lourdement investir sur le site.

Mauvaise réputation

Vendredi, APG avait annoncé dans un communiqué le retrait de son offre, à la surprise générale, en raison d'un désaccord avec Shell portant sur les modalités de la transition entre la fin du contrat ponctuel conclu par la compagnie anglo-néerlandaise, qui maintient pour le moment la raffinerie en activité, et l'arrivée du repreneur. Puis le lendemain, la direction du site avait annoncé qu'APG était revenu sur son retrait et avait repris contact avec Shell pour aplanir leurs divergences.

Cet incident avait poussé le porte-parole de l'intersyndicale CGT-CFDT-CFE/CGC du site, Yvon Scornet, à réclamer une réunion d'urgence avec APG et Shell sous l'égide du ministère du Redressement productif. Cet épisode n'a guère amélioré la réputation d'APG, qui, tout comme celle de NetOil, a été mise en doute par des articles de presse ces dernières semaines.

Ouverte en 1929, la raffinerie de Petit-Couronne a été placée en redressement judiciaire le 24 janvier à la suite de la faillite de sa maison-mère suisse, Petroplus. Arrêtées courant janvier, les activités ont repris temporairement à la mi-juin après la signature d'un contrat ponctuel avec Shell, qui fut propriétaire du site avant de le céder à Petroplus. Plusieurs réunions sur l'avenir de la raffinerie ont déjà été organisées à Bercy ces derniers mois. Elle fait partie d'une ribambelle de sites menacés de fermeture sur lesquels se penche le ministre du Redressement productif.