L'Etat offre un sursis à Neo Sécurité

Publié le 03/05/2012
Les pouvoirs publics offrent du temps à la société de gardiennageNeo Sécurité, en cessation de paiement, grâce à un report de charges.
L'Etat offre un sursis à Neo Sécurité
L'Etat offre un sursis à Neo Sécurité
Les pouvoirs publics offrent du temps à la société de gardiennageNeo Sécurité, en cessation de paiement, grâce à un report de charges.

© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 03 Mai 2012 / IG /

 

 

Le président de Neo Sécurité, Jean-Michel Houry, a affirmé que le probable repreneur de sa filiale, Neo Security, serait « français ». Photo AFP

Le groupe de gardiennage Neo Sécurité a reçu hier une bouffée d'oxygène avec l'octroi par les pouvoirs publics d'un sursis dans le paiement de charges fiscales et sociales, afin de permettre la poursuite de discussions avec des repreneurs potentiels. Neo Sécurité a annoncé le retrait, grâce à ce « soutien » de l'Etat, de la déclaration de cessation de paiement déposée le 24 avril auprès du tribunal de commerce de Paris.

Le président de la société, Jean-Michel Houry, a laissé entendre qu'un repreneur semblait se dégager, sans en préciser le nom. « Le repreneur sera français et ne sera, a priori, pas issu d'une entreprise du secteur », a-t-il affirmé. Une nouvelle bien accueillie par les syndicats, qui se sont dit rassurés parce que cette solution semblait exclure une « vente par appartements », selon l'intersyndicale CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC. Le ministère de l'Industrie avait auparavant annoncé avoir « engagé des discussions avec plusieurs repreneurs potentiels pour Neo Sécurité », évoquant « des groupes de premier plan comme Securitas ou Fiducial, mais aussi des consortiums d'entreprises locales, et des fonds d'investissement ». Les syndicats privilégient la candidature du cabinet français d'expertise-comptable Fiducial, qui s'est mis sur les rangs en proposant de conserver l'intégralité de ses 5 000 salariés. Le Syndicat national des entreprises de sécurité (SNES), qui se décrit comme la première organisation patronale du gardiennage, a également présenté des propositions de reprise groupée par une partie de ses entreprises adhérentes.

Jean Michel Houry, ancien de la Brink's critiqué par les syndicats pour son salaire et sa gestion, avait estimé que son entreprise avait besoin d'un prêt-relais de 15 millions d'euros pour continuer à fonctionner. Le groupe a assuré que les accords avec « l'investisseur qui sera retenu permettront la poursuite de l'activité et le maintien de l'emploi et devront être conclus avant le 30 juin prochain ».