L'union des syndicats

Publié le 07/09/2010
COMBIEN SERONT-ILS dans la rue aujourd'hui ? Au-delà des deux millions, espèrent les plus optimistes des opposants.
L'union des syndicats
L'union des syndicats
COMBIEN SERONT-ILS dans la rue aujourd'hui ? Au-delà des deux millions, espèrent les plus optimistes des opposants.

© L'Est Républicain, Mardi le 07 Septembre 2010 / Ouverture France-Monde

 

 

En attendant, pour la première fois depuis longtemps, c'est la quasi-unanimité dans les rangs des organisations syndicales, réunies derrière la bannière de la CFDT et CGT, main dans la main pour la circonstance. Face à Nicolas Sarkozy qui a fixé le cap de cette réforme comme degré de réussite de son quinquennat, Bernard Thibault et François Cherèque ont répondu par une réaction fermement concertée, dans l'espoir de surfer sur la lassitude ambiante, et la grogne des salariés du public et du privé.

Derrière la locomotive des deux leaders, même Force Ouvrière a décidé de se ranger dans le moule de cette date promise à entrer dans l'Histoire de la contestation. En se démarquant certes pour la forme, car considérant insuffisamment radicale le placement de la centrale cédétiste notamment : FO ne réclame rien d'autre que le statu quo et un retrait pur et simple de la loi, là où d'autres laissent la porte ouverte à d'éventuelles négociations.

Il n'empêche que, de la CGT à Nantes en décembre dernier, à la CFDT à Tours en juin 2010, les répliques ont été fermes et sans concession. Quatre axes de négociation ont été désignés fermement par la CFDT (pénibilité, maintien à 65 ans pour le taux plein, durée de cotisation égale pour tous et améliorations pour ceux qui ont travaillé dans le public et privé) pendant que la CGT réclame une hausse des cotisations patronales.

Âge légal et taux plein

A cette doublette CGT-CFDT qui teste au passage les effets de son rapprochement, s'ajoute la grogne générale prolongée dans les rangs de CGC, CFTC, FSU, Sud, Unsa.... Huit syndicats en « capacité de délivrer un langage commun » se réjouit le leader de la CGT, qui parle de « nouveauté » dans ce choeur à une seule et même voix. Oubliées en apparence les dissensions, l'heure est au front commun depuis l'annonce de la réforme, l'affaire Woerth ayant grippé le bon ordonnancement de l'agenda de Nicolas Sarkozy et François Fillon. Cap d'autant plus difficile pour le pouvoir que les Français ont eu l'été pour intégrer les effets du report de l'âge légal de la retraite à « 62 ans » , qui se traduira par un âge de départ à taux plein à 67 ans.

Antoine PETRY