La CFDT en congrès au chevet des retraites

Publié le 07/06/2010
La CFDT, en congrès à Tours de lundi à vendredi, va se prononcer sur des pistes de réforme des retraites, des avis auxquels le gouvernement sera attentif, le numéro un du syndicat François Chérèque ayant durci le ton depuis la précédente réforme de 2003 qu'il avait soutenue
La CFDT en congrès au chevet des retraites
La CFDT en congrès au chevet des retraites
La CFDT, en congrès à Tours de lundi à vendredi, va se prononcer sur des pistes de réforme des retraites, des avis auxquels le gouvernement sera attentif, le numéro un du syndicat François Chérèque ayant durci le ton depuis la précédente réforme de 2003 qu'il avait soutenue

Lundi 07 Juin 2010, © Vosges Matin

 
Quelque 1 500 délégués CFDT sont attendus aujourd’huià Tours autour de François Chérèque (photo) pour un congrès dont l’axe de travail principal sera le chantier des retraites.AFP
Le secrétaire général n’entend cependant pas que le congrès soit réduit à « un débat sur les retraites » et met en avant « la réduction des inégalités vis-à-vis de la fiscalité, dans les parcours professionnels entre précaires et non précaires, et dans la protection sociale ».Réduire ces inégalités est « la colonne vertébrale de notre démarche revendicative », a-t-il insisté ce week-end dans le quotidien Ouest-France.« Tant que le gouvernement n’ira pas » dans ce sens, dans la population « inévitablement il y aura ce sentiment de mauvaise politique sociale » de Nicolas Sarkozy, estime-t-il.Pour les retraites, « il y a un risque de résignation » des Français face au projet du gouvernement de notamment relever l’âge légal de départ, note François Chérèque. Il s’est lancé le défi de faire passer l’opinion « d’une opposition résignée à une opposition combative ».Alors qu’une nouvelle journée de mobilisation intersyndicale est prévue le 24 juin spécifiquement sur les retraites, le leader de la CFDT s’inscrit « dans la durée », le débat devant se prolonger « jusqu’à l’automne » lors du passage du projet de loi au Parlement.« Quand les salariés feront les calculs sur leur propre situation, ils réagiront », affirme celui qui se présente à un troisième mandat de quatre ans avec l’assurance d’être réélu.Son ardeur tranche avec son attitude de 2003, lorsque le syndicat réformiste avait fait volte-face et appuyé la réforme gouvernementale, qui consistait en un allongement de la durée de cotisation, moyennant des départs anticipés pour les carrières longues. Cela avait coûté à la centrale le départ de plusieurs dizaines de milliers d’adhérents.François Chérèque défend toujours cette réforme et souhaite même que l’on revienne à son « esprit » en allongeant éventuellement encore la durée de cotisation mais sans toucher à l’âge légal à 60 ans, point « non négociable ». Les délégués à Tours devront voter sur ces principes.