La gestion de L'Oréal contestée

Publié le 11/03/2010
Les salariés de l'usine de parfums et cosmétiques YSL Beauté, qui emploie 800 personnes à Lassigny (Oise), propriété de L'Oréal depuis 2008, se sont mis en grève reconductible hier pour réclamer des hausses de salaire.
La gestion de L'Oréal contestée
La gestion de L'Oréal contestée
Les salariés de l'usine de parfums et cosmétiques YSL Beauté, qui emploie 800 personnes à Lassigny (Oise), propriété de L'Oréal depuis 2008, se sont mis en grève reconductible hier pour réclamer des hausses de salaire.

Jeudi 11 Mars 2010, © L'Est Républicain / FRANCE MONDE

 
80% des personnels de production ont répondu à l'appel à cesser le travail lancé par la CGT et la CFDT, et des barrages filtrants ont été installés devant l'usine afin d'empêcher les entrées des camions, selon Manuel Blanco, délégué CGT et secrétaire fédéral national des industries chimiques CGT.

Une augmentation de 3,2% pour tous


Les grévistes réclament une augmentation de 3,2% pour tous alors que la direction offre un coup de pouce individuel de 1,2%, ainsi qu'une prime d'intéressement comprise entre 950 et 1.500 euros en fonction des salaires. « On est intégré à L'Oréal pour produire, être rentable et souffrir mais pas pour partager les richesses », a souligné le responsable syndical, précisant que les salariés d'YSL Beauté « avaient toujours été bien traités au plan social » depuis la création de l'usine en 1962 jusqu'à sa reprise par L'Oréal en juillet 2008.
« Les salariés ont obtenu une augmentation générale de +1,2% au 1er mars. Si on rajoute des hausses individuelles qui concernent 70% des collaborateurs, l'augmentation atteint 3,6% », a affirmé une porte-parole de L'Oréal.
L'usine YSL Beauté de Lassigny, où travaillent 800 CDI et 150 intérimaires, produit les parfums YSL, ainsi que les rouges à lèvres et le maquillage de luxe de L'Oréal. Elle a réalisé en 2008 un chiffre d'affaires de 270 millions et a « toujours été rentable », selon M. Blanco.
Environ 130 postes, selon les syndicats, 110 selon la direction, y ont été supprimés depuis 2008, sans licenciements.