La grève dans l'aérien continue à Lyon et Roissy

Publié le 18/12/2011
Le mouvement de grève des agents de sûreté aéroportuaire, chargés du contrôle avant l'embarquement, qui provoque depuis vendredi des annulations de vols à Lyon et des retards à Roissy et Toulouse, devrait se poursuivre ce dimanche, au deuxième jour des vacances de Noël.
La grève dans l'aérien continue à Lyon et Roissy
La grève dans l'aérien continue à Lyon et Roissy
Le mouvement de grève des agents de sûreté aéroportuaire, chargés du contrôle avant l'embarquement, qui provoque depuis vendredi des annulations de vols à Lyon et des retards à Roissy et Toulouse, devrait se poursuivre ce dimanche, au deuxième jour des vacances de Noël.

© Vosges Matin, Dimanche le 18 Décembre 2011 / France
 
Hier à Roissy, les voyageurs prenaient leur mal en patience. (AFP)

« Le mouvement de grève est reconduit pour demain (dimanche) à la fois sur Lyon et sur Roissy », à l'appel de l'ensemble des organisations, a fait savoir Christine Hamiani, déléguée CGT Brink's à Roissy, précisant qu'il pourrait également y avoir à nouveau des perturbations à Toulouse.

Les syndicats des entreprises de sûreté, qui emploient 10 000 salariés (ICTS France, Securitas, Brink's, Alyzia Sûreté, I Sec, Vigimark, Samsic, Serris, Securus) avaient déposé un préavis de grève national interentreprises, a rappelé Nicolas Cousin (CGT).

Ils réclament l'ouverture de négociations sur les conditions de travail et les salaires, ceux-ci s'échelonnant entre 1 100 à 1 400 euros en moyenne, selon les syndicats, 1 600 selon le patronat.

A Lyon, 23 des 111 vols prévus devaient finalement être assurés hier soir, alors que la direction de l'aéroport avait annoncé en tout début de matinée la suspension de l'ensemble des départs, affectant 12 000 passagers.

Par ailleurs, aucun avion ne décollera ce matin de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry, mais 50% des départs devraient être assurés dans l'après-midi, a annoncé hier soir la direction du quatrième aéroport de France.

La direction de l'aéroport justifie cette décision par «l'incertitude sur le maintien de la grève des agents de sûreté pour la journée du 18 décembre».

A Roissy, où entre 100 et 200 salariés ont manifesté dans la matinée à l'appel d'une intersyndicale CFDT, CFTC, CGT, FO, Sud et Unsa, une porte-parole d'Aéroports de Paris (ADP) a indiqué en début de soirée qu'il y avait toujours « des files d'attente qui se créent en fonction du trafic » au terminal 2, le pic ayant été enregistré à la mi-journée.

Selon elle, sur certains vols long-courrier au départ de ce terminal, des retards de 30 minutes ont été enregistrés hier, mais il n'y a eu « aucun vol annulé en raison de la grève » au départ des aéroports parisiens, la situation à Orly étant « normale ». « Par prudence », ADP appelle toutefois les passagers qui partent du terminal 2E ou 2F à venir un peu plus tôt, a-t-elle ajouté.

Tout en reconnaissant « des perturbations avec des retards de vol », le président du Syndicat des entreprises aéroportuaires (Sesa, patronat), Patrick Thouverez, a indiqué qu'« à Roissy, trois sociétés sur quatre (avaie) nt repris le travail ».

Aucune négociation

Faux, a rétorqué Mme Hamiani, assurant que les salariés de Securitas, ICTS et la Brink's étaient toujours en grève. « On est toujours dans une situation de blocage, on n'a toujours aucune proposition de négociations », a-t-elle souligné.

Dans les autres aéroports du pays, la situation était normale hier, à l'exception de Toulouse-Blagnac, où les vols partaient avec de légers retards n'excédant généralement pas une demi-heure.

Hier sur RTL, le ministre des Transports Thierry Mariani a à nouveau déploré « une prise en otage » des vacanciers et réitéré sa demande d'un examen rapide d'une proposition de loi UMP visant à encadrer le droit de grève dans le transport aérien.