Laurent Hénart : une RTT en moins

Publié le 13/11/2010
« AVEC LE VIEILLISSEMENT, la perte d'autonomie est l'une des principales préoccupations des Français aujourd'hui. Ils savent qu'en même temps que l'espérance de vie progresse, se dessine le risque de devenir dépendant », explique Laurent Hénart, qui a s'est fait remarquer au lendemain du dernier colloque national des services à la personne en déclarant au Journal du Dimanche qu'il conviendrait que chaque Français abandonne un jour de RTT pour faire face à la hausse de la dépense attendue d'ici 2025.
Laurent Hénart : une RTT en moins
Laurent Hénart : une RTT en moins
« AVEC LE VIEILLISSEMENT, la perte d'autonomie est l'une des principales préoccupations des Français aujourd'hui. Ils savent qu'en même temps que l'espérance de vie progresse, se dessine le risque de devenir dépendant », explique Laurent Hénart, qui a s'est fait remarquer au lendemain du dernier colloque national des services à la personne en déclarant au Journal du Dimanche qu'il conviendrait que chaque Français abandonne un jour de RTT pour faire face à la hausse de la dépense attendue d'ici 2025.

© L'Est Républicain, Samedi le 13 Novembre 2010 / 24 heures Meurthe-et-Moselle 

« Aujourd'hui, l'APA représente une dépense de 22 milliards environ, on estime que dans quinze ans, elle mobilisera 30 milliards. Il faut bien trouver de nouvelles ressources pour y faire face », avance-t-il.

Pour lui, il faut combiner plusieurs leviers : développer la prévoyance individuelle (donc l'assurance privée), augmenter la CSG sur le patrimoine (elle porterait trop sur le travail aujourd'hui), et abandonner un jour de RTT. « Cela représenterait respectivement 2,2 et 4 milliards d'euros », évalue le député. « Il faut que tout le monde fasse un effort. On ne pourra pas faire face sans cela », estime-t-il en ayant conscience de ne pas faire l'unanimité. « La CFDT est favorable à une hausse de la CSG, le rapport de ma collègue Rosso-Debord propose de recourir à un retour sur succession ».

Un point d'accord : lui aussi considère qu'il n'y a pas urgence : « Grâce à la journée de solidarité (le lundi de Pentecôte), la Caisse nationale de solidarité active a déjà récolté 10 milliards en cinq ans ».