Les appels à la grève fleurissent

Publié le 06/10/2010
Afin de faire capoter la réforme des retraites, plusieurs fédérations prévoient des grèves reconductibles dès mardi prochain.
Les appels à la grève fleurissent
Les appels à la grève fleurissent
Afin de faire capoter la réforme des retraites, plusieurs fédérations prévoient des grèves reconductibles dès mardi prochain.

 

Alors que les terminaux pétroliers de Fos-sur-Mer et Lavera dans le cadre de la réforme portuaire étaient bloqués hier pour le neuvième jour consécutif en raison d'une grève de leurs agents - une situation « grave » pour l'économie, selon le secrétaire d'Etat aux Transports -, le dépôt par la CGT-RATP d'un préavis de grève illimitée à partir du 12 octobre, en protestation contre la réforme des retraites, a fait boule de neige.

Raffineries

La CGT-Total appelle ainsi à une grève reconductible à compter du 12, « dans toutes les raffineries » du groupe contre la réforme des retraites. Toute la fédération CGT de la Chimie pourrait suivre.

La fédération CGT des transports a annoncé de son côté le dépôt d'un préavis de grève dans l'ensemble des transports urbains de province couvrant la période du 12 au 30 octobre. Les initiatives en faveur de grèves reconductibles ont fleuri ces derniers jours, face à la détermination du gouvernement à reculer l'âge de départ en retraite, malgré la répétition de manifestations de grande ampleur. A la SNCF, le secrétaire général de la CGT-cheminots conditionne un durcissement de l'action à la participation d'autres secteurs.

Pour le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, « le principe d'arrêts de travail doit être discuté partout » car le conflit est entré « dans une nouvelle phase ». Comme la patronne du PS Martine Aubry qui estime que le gouvernement « joue la tension », il juge que le gouvernement est responsable de la radicalisation.

Toutefois la CGT juge prématurée une grève générale. Quant à la CFDT, « si les salariés veulent aller plus loin, ce n'est pas moi qui les retiens », a déclaré vendredi François Chérèque.