Les avions en vacances forcées

Publié le 24/02/2010
Le trafic aérien restera perturbé jusqu'à vendredi, en pleine période de vacances. Les aiguilleurs du ciel craignent une remise en cause de leur statut.
Les avions en vacances forcées
Les avions en vacances forcées
Le trafic aérien restera perturbé jusqu'à vendredi, en pleine période de vacances. Les aiguilleurs du ciel craignent une remise en cause de leur statut.

Le Républicain Lorrain, Mercredi le 24 Février 2010 / IG /
 

 

La grève française commence à avoir des répercussions à l'étranger. Photo AFP

L'appel à la grève lancé par quatre syndicats de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), dont dépendent les aiguilleurs du ciel, entraînera aujourd'hui encore 25 % d'annulation de vols à Roissy et 50 % à Orly. Les syndicats refusent le projet du gouvernement de créer d'ici 2012 un organisme européen commun avec le Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, la Suisse et l'Allemagne pour le contrôle aérien.

Selon l'Union des aéroports français (UAF), plusieurs aéroports sont fermés : Pau, Biarritz, La Rochelle et Agen. Quimper serait fermé aussi une fermeture.

« Un manque à gagner »

A Orly, plusieurs passagers ont été surpris par la grève hier. « C'est une journée de travail, on devrait être à Tunis », a regretté Abdallah Benjemaa, 31 ans, ingénieur dans l'informatique. « C'est un manque à gagner pour nous », constate-t-il. De son côté, My Linh Nguyen, 46 ans, cadre dans la recherche en région parisienne et qui devait emprunter le même vol, a estimé que les revendications des syndicats n'étaient « pas logiques ».

L'intersyndicale CGC, CGT, FO et UNSA craint que le démantèlement de la DGAC ne provoque une remise en cause du statut public des personnels. La CFDT a également déposé un préavis de grève. Le nouvel organisme et « les restructurations qui en découleront entraîneront des retards supplémentaires et une dégradation importante des conditions de travail des personnels de toute la chaîne de sécurité de la navigation aérienne », selon les syndicats.

Un premier mouvement, sur la base des mêmes revendications les 13 et 14 janvier derniers, avait entraîné l'annulation d'un vol sur deux sur l'aéroport d'Orly, de 15 % des vols à Roissy,