Les quatre dirigeants d'Akers libérés

Publié le 22/01/2010
Les quatre dirigeants du groupe métallurgique suédois Akers, retenus dans leur usine de Fraisses (Loire) par des salariés pendant plus de 24 heures, ont été relâchés hier soir.
Les quatre dirigeants d'Akers libérés
Les quatre dirigeants d'Akers libérés
Les quatre dirigeants du groupe métallurgique suédois Akers, retenus dans leur usine de Fraisses (Loire) par des salariés pendant plus de 24 heures, ont été relâchés hier soir.

Vendredi 22 Janvier 2010, © Vosges Matin / FRANCE

 
En colère, les 'Akers' étaient passés à une méthode plus radicale.
Les quatre cadres, dont le directeur général d'Akers France Philippe Bello et le directeur des ressources humaines Dominique Lasalle, sont sortis après la signature d'un premier protocole d'accord en compagnie de représentants syndicaux. Ils devaient ensuite se rendre ensemble à la mairie de Fraisses pour ' signer un protocole définitif' , a précisé David Berthaud, secrétaire (CFDT) du comité d'entreprise. Les cadres étaient retenus sur le site, condamné à la fermeture en juin prochain. La majorité des 117 salariés était en grève depuis le 13 janvier. L'accord signé prévoit, outre un nettoyage des locaux par les salariés ce vendredi et une reprise du travail dès lundi, 'une prime supra-légale de 20 000 € et une prime variable, en fonction du chiffre d'affaires du site, d'un minimum de 8 500 € aux salariés licenciés ', a précisé Jean-Paul Chamblas, délégué syndical (FO). ' C'est un bon accord, même si on n'a pas obtenu tout ce qu'on voulait, car on a quand même plus que ce que proposait la direction, 6 000 €, au départ' , a-t-il ajouté. ' Nous, nous avons réclamé jusqu'à 60 000 €, en sachant que ça ne passerait pas ', reconnaît l'un des ouvriers. Jusqu'aux dernières heures de la journée, la situation paraissait pourtant bloquée avec des tractations qui s'éternisaient entre les quatre dirigeants, en contact par téléphone avec la direction suédoise, et les syndicats, consultant leur base lors d'assemblées générales auxquelles la presse n'était pas conviée.