Les réactions

Publié le 09/09/2010
Jacques Chérèque lors de la manifestation mardi. Hier, la CFDT a estimé que les mesures annoncées étaient du bricolage.
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Jacques Chérèque lors de la manifestation mardi. Hier, la CFDT a estimé que les mesures annoncées étaient du bricolage.

Vosges Matin, Jeudi le 09 Septembre 2010 / Fait du jour 

 
 
La CGPME

La Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) s'est inquiétée des propositions de Nicolas Sarkozy sur la pénibilité et les carrières longues, qui permettront selon elle à 20 % des salariés de partir à la retraite à 60 ans.

« L'équilibre global du texte ne semble pas fondamentalement remis en cause », s'est tout d'abord réjoui la CGPME dans un communiqué, rappelant que « pour préserver le système de retraite par répartition, le relèvement de l'âge d'ouverture des droits à la retraite de 60 à 62 ans » est « indispensable ».

La Confédération s'est toutefois inquiétée des propositions sur la pénibilité et les carrières longues qui « aboutiront à ce que près de 20 % des départs annuels en retraite bénéficient d'un régime dérogatoire ».

« Il y a là un risque non négligeable sur le bénéfice financier attendu de cette réforme », estime la CGPME.

La CFDT

« De toute évidence, de nouvelles actions s'imposent », estime la CFDT Jugeant que « les mobilisations d'hier ont été massives et réussies » et qu'elles « ont contraint le président de la République et le gouvernement à entendre la voix des salariés », la CFDT considère que « les réponses apportées aujourd'hui par le président ressemblent à du bricolage » et « sont la conséquence du refus d'une vraie mise à plat du système et d'un débat de fond ».

FO

Le secrétaire général de FO, Jean-Claude Mailly, a qualifié de « mesurettes » les modifications à la réforme des retraites annoncés hier par le président Nicolas Sarkozy, ajoutant « ne pas croire du tout que ça freinera la mobilisation ». M. Mailly a cité les déclarations du porte-parole du gouvernement Luc Chatel, pour conclure que « le coeur de la réforme ne change pas : 60 à 62 ans, 65 à 67 ans, c'est le coeur de la réforme ».

Les députés de gauche

Les députés PCF et Parti de Gauche ont dénoncé un « passage en force » lors de la reprise des débats sur la réforme des retraites, marquée par les annonces de Nicolas Sarkozy qui devaient finalement être examinées en commission à 19 heures.

« Sarkozy comme Marie-Antoinette lance des brioches au peuple avec des fausses annonces. On n'a pas le temps de discuter des amendements. On essaie de passer en force à l'Assemblée nationale. C'est inacceptable », a déclaré l'ex-numéro un du PCF Marie-George Buffet dans les couloirs de l'Assemblée.