Les salariés de GM se sentent trahis

Publié le 04/07/2012
Des centaines de salariés du site de General Motors ont manifesté, hier, dans les rues de Strasbourg. 1000 emplois sont menacés.
Les salariés de GM se sentent trahis
Les salariés de GM se sentent trahis
Des centaines de salariés du site de General Motors ont manifesté, hier, dans les rues de Strasbourg. 1000 emplois sont menacés.

© Le Républicain Lorrain, Dimanche le 01 Juillet 2012 / Région + Est Républicain + Vosges Matin

 

 

Ils étaient plusieurs centaines de salariés à manifester, hier, dans les rues du centre-ville de Strasbourg. Photo AFP

Plusieurs centaines de salariés du site de General Motors à Strasbourg ont manifesté, hier, dans les rues du centre-ville, pour demander des garanties pour leurs emplois, alors que leur direction envisage de vendre l'usine alsacienne.

« Usine à vendre, 1000 emplois menacés », « Garantir nos emplois et nos salaires, pas la fortune des actionnaires » : derrière les messages de la banderole de tête, les salariés de GM ont défilé en direction de la préfecture, où une délégation intersyndicale devait être reçue.

De nombreux enfants étaient présents dans le cortège, où les salariés étaient souvent accompagnés de leur famille. « Mon papy travaille à GM Strasbourg depuis vingt-deux ans et il ne doit pas perdre son emploi », pouvait-on lire sur une pancarte fixée sur une poussette.

Des salariés de PSA Aulnay et du site allemand d'Opel Bochum, menacés de fermeture, avaient fait le déplacement par solidarité.

Plusieurs élus socialistes, dont le maire de Strasbourg, Roland Ries, et la députée européenne, Catherine Trautmann, étaient également présents au départ de la manifestation.

« Les salariés de GM se sentent trahis : la direction nous avait promis du travail, mais il n'y a eu aucun investissement malgré tous les sacrifices que nous avons consentis », a déploré Jean-Marc Ruhland, délégué syndical de la CFDT.

Le site strasbourgeois de GM fabrique des boîtes de vitesses et emploie environ 1 000 personnes. General Motors Company (GMC) l'avait repris il y a moins de deux ans pour un euro symbolique, alors qu'il avait été placé dans une structure de liquidation après la faillite du groupe en 2009.

Le constructeur américain s'était engagé, en contrepartie de sacrifices des salariés (gel des salaires et perte de jours de RTT notamment) à assurer à l'usine un carnet de commandes jusqu'en 2014 et à rechercher de nouvelles activités au-delà. Mais, début mai, il a annoncé qu'il envisageait de le vendre.

« Depuis deux ans, les cadences se sont accélérées et le site a dégagé 5 millions de bénéfices. Maintenant ça suffit, nous ne sommes pas des pions », a déclaré Roland Robert, délégué syndical CGT. « Ils doivent nous garantir nos emplois et nos salaires », a-t-il poursuivi.