Les syndicats défilent chez Hollande

Publié le 10/01/2012
Rencontres à neuf jours du sommet de l'Elysée
Les syndicats défilent chez Hollande
Les syndicats défilent chez Hollande
Rencontres à neuf jours du sommet de l'Elysée

© L'Est Républicain, Mardi le 10 Janvier 2012 / Ouverture France-Monde

 

A neuf jours du sommet social à l'Elysée, François Hollande a rencontré hier des leaders syndicaux, avant la présentation de ses propositions fin janvier et pour donner le signal d'un autre mode de dialogue social, se défendant toutefois de tenir un « contre-sommet ».

Les numéros un de cinq organisations syndicales - CFTC, Unsa, Solidaires, FO, CFE-CGC - ont défilé tout au long de la journée dans le nouveau bureau du candidat socialiste à la présidentielle, au 2e étage de son quartier général pas encore inauguré officiellement, avenue de Ségur.

Viendront à leur tour jeudi les leaders de deux grands syndicats, Bernard Thibault (CGT), puis François Chérèque (CFDT) qui avait d'abord hésité à le voir avant la tenue du sommet social le 18 janvier.

Un défilé qui revêtait un aspect solennel, à quelques jours du sommet convoqué par Nicolas Sarkozy et alors que sa proposition d'une « TVA sociale » est rejetée par la quasi-totalité des organisations syndicales.

L'initiative a été bien accueillie par les intéressés. « C'est ce que nous souhaitons pour l'avenir de la France : une démocratie dans laquelle il y ait une place reconnue aux partenaires sociaux », a estimé Luc Bérille, secrétaire général de l'Unsa.

Selon la CFTC et l'Unsa, M. Hollande a confirmé son intention, s'il était élu en mai, de réunir très vite une « conférence sociale » autour du dialogue social.

Sur la réforme du financement de la protection sociale, M. Hollande a redit qu'il abrogerait la « TVA sociale » s'il était élu. Il entend aussi réfléchir à des pistes de réformes à la fois sur le financement de la protection sociale et sur la fiscalité, a assuré M. Bérille.

Selon lui, il a aussi promis d'« inscrire dans la Constitution les règles de la négociation collective ».

Philippe Louis, président de la CFTC, s'est dit « favorable » à la proposition-phare du candidat - le « contrat de génération » (exonérations de l'emploi d'un senior et d'un jeune pendant trois ans).