Les syndicats ne baissent pas les bras

Publié le 22/10/2010
Les syndicats maintiennent la pression et appellent à deux nouvelles journées de mobilisation le 28 octobre et le 6 novembre.
Les syndicats ne baissent pas les bras
Les syndicats ne baissent pas les bras
Les syndicats maintiennent la pression et appellent à deux nouvelles journées de mobilisation le 28 octobre et le 6 novembre.

Le Républicain Lorrain, Vendredi le 22 Octobre 2010 / IG
 

 

Jean-Claude Mailly (FO) appelle de ses voeux à « une nouvelle journée de grève public/privé ». Photo AFP

L'intersyndicale à l'origine du mouvement contre la réforme des retraites a annoncé hier soir l'organisation d'une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations - la 7e depuis la rentrée - le jeudi 28 octobre, suivie de défilés dans toute la France le samedi 6 novembre. Cette annonce a été faite à l'issue d'une réunion de l'intersyndicale (CGT, CFDT, CFTC, CGC, FO, FSU, UNSA et Solidaires) au siège de la CFDT à Paris. Entre ces deux journées d'action, les organisations syndicales se retrouveront le 4 novembre. L'Union nationale lycéenne (UNL), qui organisait hier avec la Fidl et l'Unef une journée de manifestations des étudiants et des lycéens, a immédiatement fait savoir qu'elle se joignait à l'appel aux deux journées de mobilisation de l'intersyndicale.

Le choix des dates ne doit rien au hasard: le 28 octobre correspond au moment de l'adoption définitive par le Parlement, et le 6 novembre, qui doit permettre d'obtenir le soutien de ceux qui ne peuvent faire grève en semaine, tombera quelques jours avant la promulgation de la loi par le président Nicolas Sarkozy. «Quel que soit le vote du Sénat, nous demandons au chef de l'Etat de ne pas promulguer ce texte», a lancé la CGT. Les centrales syndicales ont également appelé «solennellement le gouvernement et les parlementaires à ne pas adopter cette réforme en l'état».

Alors que les dés sont quasiment jetés, ils sont parvenus à maintenir leur unité, obtenant même le «retour au bercail» de l'organisation la plus modérée, la CFE-CGC. «L'intersyndicale ne se fissure pas», a asséné l'Unsa (autonome).

Les sans-papiers ont annoncé leur volonté de rejoindre le mouvement. Le collectif SOS soutien aux sans-papiers les y a appelés, estimant que « le moment n'est plus au cloisonnement des luttes ».