Les syndicats remettent ça

Publié le 25/09/2010
Deux nouvelles journées d'action sont prévues les 4 et 12 octobre
Les syndicats remettent ça
Les syndicats remettent ça
Deux nouvelles journées d'action sont prévues les 4 et 12 octobre

© L'Est Républicain, Samedi le 25 Septembre 2010 / Ouverture France-Monde
Les Français son t conviés à redescendre dans la rue. Photopqr/L'Alsace/Jean-Marc LOOS 

Les syndicats ont annoncé hier deux nouvelles journées de protestation, début octobre, contre le projet de réforme des retraites, au lendemain d'une nouvelle mobilisation massive dans la rue. Réunie dans la matinée au siège de la CGT à Montreuil, l'intersyndicale a appelé à des manifestations le samedi 2 octobre dans toute la France qui pourrait mobiliser les salariés du secteur privé, puis une journée de grèves et de manifestations le mardi 12 octobre. Qualifiant la journée de jeudi de «franc succès», elle a mis «en garde le gouvernement sur les conséquences que provoquerait l'ignorance de la colère qui s'exprime profondément», dans un texte signé par six confédérations (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, Unsa, FSU). Non signataires, FO, qui souhaite le retrait pur et simple du projet de loi, et Sud, qui aurait souhaité une journée d'actions plus tôt, ont aussi appelé à participer à ces actions.

Jeudi, autour de 3 millions de personnes ont manifesté contre la réforme selon les syndicats, moins d'un million selon le ministère de l'Intérieur. La réforme des retraites ne figurait pas dans le programme présidentiel de Nicolas Sarkozy et au fil des sondages, l'opinion manifeste un rejet croissant. D'éventuelles modifications du texte à la marge pourraient intervenir au Sénat où la réforme arrive en discussion plénière le 5 octobre. Mais pas sur le report à 62 et 67 ans de l'âge de la retraite.

« Ou bien le durcissement ou bien l'effilochage »

«Il y aura des amendements sur la situation des femmes, cela fait partie du petit jeu mais pour le moment, le gouvernement bouge sur des choses prévues dès le départ selon un scénario pré-écrit et les mobilisations n'auront pas percuté le projet gouvernemental», analyse le politologue et historien René Mouriaux.
«Ou bien on va vers une radicalisation si la base se durcit, mais la CGT n'en veut pas pour ne pas se séparer de la CFDT, elle-même fondamentalement hostile aux grèves bloquantes. Ou bien on va vers un effilochage», a-t-il exposé.
La prochaine date cochée sur l'agenda syndical est celle du 29 septembre. La Confédération européenne des syndicats attend 100.000 manifestants à Bruxelles pour dire «non à l'austérité». La journée sera déclinée en France tandis que l'Espagne sera en grève générale, la cinquième de son histoire.