Les syndicats s'interrogent

Publié le 26/02/2010
Alors que le Premier ministre François Fillon a estimé hier que le chômage va continuer d'augmenter « au moins jusqu'à la mi-2010 », la CGT et CFDT plaident pour un accès élargi à l'Allocation spécifique de solidarité (ASS).
Les syndicats s'interrogent
Les syndicats s'interrogent
Alors que le Premier ministre François Fillon a estimé hier que le chômage va continuer d'augmenter « au moins jusqu'à la mi-2010 », la CGT et CFDT plaident pour un accès élargi à l'Allocation spécifique de solidarité (ASS).

Le Républicain Lorrain, Vendredi le 26 Février 2010 / IG /
 

 

« Les partenaires sociaux ont convenu que la question des chômeurs en fin de droits nécessite une action conjointe de l'Etat et de l'Unedic. La CFDT se félicite donc que Laurent Wauquiez confirme la participation de l'Etat. Il reste à définir les populations concernées et les modalités qui allient revenus et mesures d'accompagnement vers l'emploi ». La CFDT demande l'assouplissement des conditions d'accès à l'ASS, en prenant en compte les ressources du demandeur d'emploi plutôt que les revenus du couple et en raccourcissant la période travaillée nécessaire pour en bénéficier, a rappelé Laurent Berger, l'un des secrétaires nationaux. Elle revendique aussi que les demandeurs d'emploi de moins de 25 ans sortant de l'indemnisation chômage « qui ne peuvent pas prétendre à l'ASS, aient accès au Revenu de solidarité active ».

Maurad Rabhi (CGT) a jugé que « la question est de savoir si les 400 000 chômeurs en fin de droits qui devraient se retrouver sans rien, auront quelque chose », craignant « une petite solution pour 150 000 à 200 000 personnes ». « Le dispositif présenté écarte les jeunes et les précaires et ressemble à une usine à gaz, où les demandeurs d'emploi seraient obligés d'aller dans une formation ou dans un contrat aidé », a-t-il ajouté, réaffirmant qu'« il n'est pas question que les partenaires sociaux financent des contrats aidés ». Réclamant à nouveau d'augmenter le nombre de bénéficiaires de l'ASS, la CGT précise qu'« élargir l'accès à l'ASS à 200 000 personnes supplémentaires coûterait 500 millions d'euros ».