Les syndicats unissent leurs voix

Publié le 09/02/2010
Le 15 février, les syndicats sont invités à l'Elysée. Ils ont tenté hier de dégager une position commune, comme le refus d'une réforme des retraites dès l'été.
Les syndicats unissent leurs voix
Les syndicats unissent leurs voix
Le 15 février, les syndicats sont invités à l'Elysée. Ils ont tenté hier de dégager une position commune, comme le refus d'une réforme des retraites dès l'été.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 09 Février 2010 / IG /

 

Le patron de la CFDT veut pouvoir débattre des retraites « au moins jusqu'à la fin de l'année ». Photo Pascal BROCARD

Proposée il y a deux semaines par Bernard Thibault (CGT), la réunion des syndicats hier en vue de préparer le sommet social du 15 février était la première du genre depuis trois mois. Mais Thibault n'était pas présent, ni les autres leaders syndicaux. Force ouvrière a, elle, décidé de ne pas participer car elle « considère qu'il appartiendra à chaque organisation d'affirmer ses positions » face au chef de l'Etat.

La CGT, les syndicats CFDT, CFE-CGC, FSU, Unsa (autonomes) et Solidaires ont tenté d'arrêter une stratégie commune face à la crise, dont tous les dirigeants syndicaux répètent à l'envi qu'elle « n'est pas finie ». L'objectif, selon François Chérèque (CFDT), est d'« essayer de parler d'une seule voix au sommet social », au cours duquel doit être arrêté le calendrier, assorti d'une méthode de travail, des chantiers sociaux de l'année.

Les organisations veulent en outre centrer ce sommet sur les mesures à prendre face à la crise, dans le domaine de l'emploi et du pouvoir d'achat, avant de parler des retraites. Pour tous, il est hors de question de faire passer une nouvelle réforme des retraites dans la précipitation et sans « débat national ».

Question de méthode

Pour Thibault, « une mobilisation unitaire interprofessionnelle, début mars » serait une solution, mais seuls la FSU et Solidaires se situent dans cette perspective. En revanche, François Chérèque (CFDT) estime qu'une initiative avant les élections régionales de la mi-mars constituerait « une manifestation à caractère politique ».

Selon Le Figaro et La Tribune, Nicolas Sarkozy souhaite arbitrer sur la réforme des retraites dès juin en faisant voter une loi courant juillet.