Malys : « Le dossier des retraites n'est pas bouclé »

Publié le 06/11/2010
Pour le secrétaire national de la CFDT en charge des retraites, la journée sociale aujourd'hui contre le gouvernement préfigure d'autres combats.
Malys : « Le dossier des retraites n'est pas bouclé »
Malys : « Le dossier des retraites n'est pas bouclé »
Pour le secrétaire national de la CFDT en charge des retraites, la journée sociale aujourd'hui contre le gouvernement préfigure d'autres combats.

© Le Républicain Lorrain, Samedi le 06 Novembre 2010 / IG
 
Jean-Louis Malys : « Le gouvernement a perdu la bataillede l'opinion. » Photo RL 

C'est aujourd'hui la 9e mobilisation depuis juin contre la réforme des retraites, désormais votée. Un baroud d'honneur ?

Jean-Louis MALYS : « Il faut rester mobilisé. Personnellement, je défilerai avec les copains à Thionville cet après-midi. C'est important qu'il y ait du monde, même si on n'ose pas espérer atteindre des niveaux de participation aussi importants que lors des rassemblements d'octobre. »

Prudente, l'intersyndicale s'est contentée d'évoquer, jeudi, un nouveau temps fort pour la semaine du 22 au 26 novembre.

« C'est-à-dire autour de la promulgation de la loi, dont on ne connaît pas encore précisément la date. Le mouvement va se poursuivre à travers des thématiques élargies et directement impactées par la loi : l'emploi, la pénibilité, l'égalité hommes femmes... On ne va pas sauter d'une planète à l'autre. Ce sera la suite logique de cette mobilisation sans précédent. On vient de connaître l'un des plus grands mouvements sociaux, représentant plusieurs fois la mobilisation contre le CPE. La loi prévoit une remise à plat en 2013. Autant dire que le dossier n'est pas bouclé. »

Reste pour les organisations à maintenir l'unité syndicale tout en permettant mouvement de rebondir ?

« En refusant toute négociation sur le fond et en maintenant les mesures injustes de la loi, le gouvernement a perdu la bataille de l'opinion. Avec une telle méthode suscitant la réprobation d'une majorité de Français, il ne pourra pas tirer argument d'avoir fait passer sa réforme. D'autant qu'on va très vite se rendre compte que celle-ci va générer des déficits importants, dans les caisses de l'assurance maladie ou de l'Unedic. Quant à l'unité syndicale, elle s'est structurée depuis 2008, bien avant ce conflit, et on voit mal ce qui pourrait remettre en question le chemin parcouru. »

Propos recueillis par Xavier BROUET.