Mulhouse : les grévistes de Système U de retour

Publié le 14/03/2010
L'entrepôt de la coopérative Système U Est de Mulhouse était de nouveau bloqué hier par des salariés grévistes qui ont réinvesti les lieux après en avoir été délogés vendredi soir par les CRS, a-t-on appris auprès de la direction.
Mulhouse : les grévistes de Système U de retour
Mulhouse : les grévistes de Système U de retour
L'entrepôt de la coopérative Système U Est de Mulhouse était de nouveau bloqué hier par des salariés grévistes qui ont réinvesti les lieux après en avoir été délogés vendredi soir par les CRS, a-t-on appris auprès de la direction.

Dimanche 14 Mars 2010, © Vosges Matin / REGION

 
Les salariés bloquaient depuis mercredi les quatre principaux entrepôts du groupe à Mulhouse, Saint-Vit (Doubs), Saint-Just (Ain) et Rumilly (Haute-Savoie). Ces entrepôts approvisionnent en temps normal plus de 200 magasins dans le grand est de la France. Des garanties Mais à la suite d'un référé déposé par la direction les grévistes de Mulhouse avaient été délogés par les CRS vendredi soir vers 19 h 30, sans débordements. Quelques camions d'approvisionnement ont alors pu entrer et sortir de l'entrepôt mulhousien pour approvisionner les magasins de la région. Mais les grévistes ont rapidement repris position dans la nuit de vendredi à samedi. ' Tout est de nouveau bloqué' , a expliqué hier Corinne Fanchon, responsable de la communication de Système U Est. ' On espère rapidement établir un dialogue pour sortir de cette crise.' Une réunion est prévue ce dimanche après-midi entre la direction et les délégués des cinq syndicats représentés (CGT, CFDT, FO, CFTC et Sud). ' Les CRS nous ont finalement remotivés, tous les syndicats sont soudés et le mouvement continue' , a déclaré le délégué FO Christophe Harster. ' Nous sommes en permanence 30 à 40 personnes sur place. On voulait que les discussions reprennent et c'est chose faite.' Les salariés veulent notamment revenir sur les négociations annuelles obligatoires, achevées depuis dix jours, et demandent 150 euros brut supplémentaires par mois. Ils veulent également des garanties sur l'avenir des dépôts menacés de fermeture. L'entrepôt de Mulhouse est le plus grand du groupe : 500 salariés y travaillent.