Mylène Jacquot

Publié le 16/02/2010
L'Uffa-CFDT est prête à discuter de l'instauration d'un intéressement collectif dans les trois versants de la Fonction publique (d'Etat, hospitalière et territoriale) et à s'engager dans de véritables négociations.
Mylène Jacquot
Mylène Jacquot
L'Uffa-CFDT est prête à discuter de l'instauration d'un intéressement collectif dans les trois versants de la Fonction publique (d'Etat, hospitalière et territoriale) et à s'engager dans de véritables négociations.

© Le Républicain Lorrain, Mardi le 16 Février 2010. / Infos / Forum


Secrétaire générale adjointe de l'union des fédérations de fonctionnaires et assimilés (Uffa-CFDT). A propos du projet d'intéressement collectif dans la Fonction publique qu'elle assimile à « un effet de trompe-l'oeil ».
 
Mylène Jacquot est Messine d'origine.
Encore faut-il, comme elle l'a demandé à maintes reprises, que le calendrier respecte le temps nécessaire à l'appropriation d'un sujet relativement nouveau dans la Fonction publique et qui, de plus, ne suscite guère d'enthousiasme.Ces discussions doivent aussi s'articuler avec d'autres négociations sur le pouvoir d'achat. Si intéressement collectif il doit y avoir, ce sera un élément nouveau de la rémunération qui ne doit pas se substituer aux autres !
Il est indispensable que l'éventuel accord concerne l'ensemble des agents des trois versants de la Fonction publique. Un engagement chiffré sur les enveloppes susceptibles d'être consacrées à l'intéressement collectif est tout aussi indispensable. Comment imaginer parler de mesures concernant le pouvoir d'achat des salariés sans le moindre chiffre ? Quant aux modalités de distribution, l'Uffa-CFDT est favorable à une attribution forfaitaire, quels que soient le statut et le niveau hiérarchique des agents. Enfin, la mise en oeuvre d'un intéressement collectif requiert à chacune des étapes du processus un dialogue social de qualité, au plan national comme au plan local.
En l'état actuel des discussions, de trop nombreux points de désaccords subsistent. Non seulement, nous sommes face à un refus d'engagement sur la moindre enveloppe, mais les échanges avec les représentants du Gouvernement laissent penser que seule une partie des services qui atteindraient leurs objectifs pourraient bénéficier de la prime. Ce qui est contraire à l'esprit même de l'intéressement collectif !
Nous examinerons avec la plus grande attention le texte final qui lui sera transmis. C'est à l'aune de nos revendications que nous arrêterons notre décision de parapher ou non un accord.