Nouvelle journée de mobilisation le 19 octobre

Publié le 15/10/2010
L'intersyndicale appelle à une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites, le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l'ensemble de la loi.
Nouvelle journée de mobilisation le 19 octobre
Nouvelle journée de mobilisation le 19 octobre
L'intersyndicale appelle à une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations contre la réforme des retraites, le mardi 19 octobre, veille du vote au Sénat sur l'ensemble de la loi.

Le Républicain Lorrain, Vendredi le 15 Octobre 2010 / IG
 

 
Face à la fermeté du gouvernement sur les retraites, les syndicats ont décidé hier une nouvelle journée d'action après celle de samedi, mardi 19 octobre, à la veille du vote de la loi au Sénat, sur fond de raffineries bloquées, de lycées perturbés avec incidents et heurts, de débrayages épars. Réunis en intersyndicale, tous les syndicats appellent « l'ensemble de leurs organisations dans les territoires, les entreprises et les administrations à poursuivre les initiatives unitaires ». FO, qui ne s'est pas associé au texte commun (CGT, CFDT, Unsa, CFTC, Solidaires, FSU, CFE-CGC), se joint cependant à l'appel.

L'intersyndicale enjoint également les Sénateurs « de ne pas adopter cette réforme injuste », dont l'une des mesures-phares consiste à reculer à 62 ans l'âge légal de départ en retraite. L'Assemblée nationale a déjà adopté la loi en première lecture.

La pointe avancée de la mobilisation reste le secteur pétrolier avec dix des douze raffineries affectées par des grèves très suivies. Dans un autre secteur stratégique, la SNCF, la proportion des grévistes a en revanche continué à refluer (entre 20,3 % et 31,25 %). La compagnie a néanmoins conseillé aux voyageurs se rendant dans le sud de différer leur voyage. Des débrayages ont également persisté dans certaines entreprises - Arkema, Rhodia, Yoplait, Michelin - et une trentaine d'usines du Nord/Pas-de-Calais, dont Alstom et Bombardier.

Bernard Thibault (CGT) a appelé à « conjuguer arrêts de travail et manifestations », affirmant que « bloquer le pays n'est pas un objectif en soi ».

Couac au Sénat

Pendant ce temps, l'examen du projet de réforme des retraites piétinait hier au Sénat, l'opposition de gauche faisant volontairement traîner les discussions, quand une erreur de vote d'un sénateur centriste est venue animer les débats, entraînant le rejet d'un article phare du projet. Le sénateur centriste de Mayotte, Adrien Giraud, qui avait les délégations de vote de l'ensemble de son groupe, a en effet voté, par erreur, contre l'article quatre du projet, qui porte sur les modalités d'allongement de la durée de cotisation jusqu'en 2020.

« La fatigue aidant, après des heures et des heures de débat, notre sénateur s'est trompé. Nous voulions voter pour l'article », a-t-on reconnu au groupe Union centriste. Aussitôt le résultat du vote annoncé - 155 pour, 181 contre -, le ministre du Travail, Eric Woerth, a expliqué qu'il s'agissait d'une « erreur matérielle » et que « le gouvernement demandera en temps et en heure une seconde délibération sur cet article ». Les secondes délibérations ne peuvent intervenir qu'à la fin de l'examen du projet.