Pétition contre l'arrêt de Fessenheim

Publié le 22/12/2011
L'intersyndicale de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a lancé une pétition, sur papier et sur internet, contre la fermeture du site, a indiqué, hier, la CGT.
Pétition contre l'arrêt de Fessenheim
Pétition contre l'arrêt de Fessenheim
L'intersyndicale de la centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin) a lancé une pétition, sur papier et sur internet, contre la fermeture du site, a indiqué, hier, la CGT.

© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 22 Décembre 2011 / Région /

Cette pétition, adressée aux candidats à la présidentielle 2012 et intitulée « Non à la fermeture de la centrale de Fessenheim et pour l'avenir de la filière nucléaire », a été lancée le 8 décembre par les syndicats CGT, FO, CFDT et CFE-CGC. Elle aurait déjà recueilli plus de 3 000 signatures. « On ne veut pas qu'ils utilisent notre centrale à des fins purement politiques », a expliqué Philippe Huck, délégué CGT et secrétaire du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Acharnement médiatique

Les auteurs de la pétition s'en prennent directement au « candidat du Parti socialiste » François Hollande, pour avoir annoncé sa « fermeture immédiate » s'il est élu président. Ils regrettent « l'acharnement médiatique et la prise en otage politique », réclament « un moratoire sur les décisions de fermeture de réacteurs » et « un débat national sur l'énergie ».

La semaine passée la ministre de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas exclu la fermeture de la centrale de Fessenheim. « Ces déclarations ont créé un peu d'émoi, mais apparemment elle a dit que le gouvernement suivra les recommandations de l'Autorité de sûreté nucléaire », a noté Philippe Huck.

En service depuis 1977, la doyenne des centrales nucléaires françaises, dotée de deux réacteurs d'une puissance de 900 mégawatts chacun, est décriée par les écologistes qui réclament sa fermeture en mettant notamment en avant des risques sismiques et d'inondation.

La centrale de Fessenheim peut être exploitée pendant encore dix ans après des travaux, avait estimé début juillet l'ASN, tout en ajoutant que l'audit post-Fukushima, dont les conclusions sont attendues en janvier, pourrait changer la donne.