Peugeot-Sochaux CCE du groupe, hier, à Paris

Publié le 21/12/2011
Des questions sans réponses
Peugeot-Sochaux CCE du groupe, hier, à Paris
Peugeot-Sochaux CCE du groupe, hier, à Paris
Des questions sans réponses

© L'Est Républicain, Mercredi le 21 Décembre 2011 / Région Lorraine + Vosges Matin

 


Montbéliard. Les syndicats sochaliens attendaient beaucoup du CCE du groupe, hier à Paris. Et notamment des précisions sur le redéploiement, l'accompagnement des salariés qui seront touchés par le plan d'économie. Sur le site de Sochaux, 347 postes seront supprimés, 224 en production, 123 en recherche et développement. Sans oublier 400 employés des Bureaux d'études extérieurs (BEX) priés de faire leurs valises.

La réunion, orchestrée par le responsable du personnel Denis Martin, s'est avérée stérile : « On n'en sait pas plus. Il y a une grande inquiétude. On n'avance pas. On a juste eu la confirmation des chiffres », poursuit le délégué CGT qui demande le retrait pur et simple d'un plan « qui ne tient pas debout ». À leurs responsables, les syndicats reprochent plusieurs choses. En premier lieu, le manque de communication. Deuxième grief, le fait de maintenir les salariés dans l'incertitude : « Les familles vont partir en congés de Noël avec le souci du lendemain », s'emporte Pascal Pavillard, de FO. Et d'évoquer les premières lettres « signifiant les fins de missions chez PSA envoyés aux prestataires ». Bruno Lemerle prévoit un « assèchement » des effectifs, alors que la charge de travail augmente.

Les centrales, à commencer par la CFE-CGC, sollicitent des études chiffrées, un état des lieux des métiers sensibles et ceux, dits en tension, qui nécessitent une période d'apprentissage : « Je pense qu'on a fait les choses à l'envers. On aurait dû commencer par le réajustement des effectifs avant d'avancer des chiffres », critique Jacques Mazzolini, élu CFE-CGC au CCE. Ainsi, FO soutient que « la direction se doit de construire des passerelles formations afin de gommer les déséquilibres entre ces différents métiers, pour stabiliser les emplois et maintenir les compétences ». Un plan de formation également exigé par la CFDT.

Sur les six organisations, trois (la CFTC, SIA, la CFE-CGC) se sont dites favorables « sur le principe » au plan dans le sens où il n'y aura ni plan social, ni licenciements secs (la direction l'a répété plusieurs fois).

A. L.