Pôle Emploi supprime 1 800 postes

Publié le 05/11/2010
La direction de Pôle Emploi a annoncé officiellement hier la suppression de 1 800 postes d'ici fin 2011 dans l'établissement public chargé des demandeurs d'emploi, ce que les syndicats ont aussitôt dénoncé comme « une véritable agression à l'égard des salariés ».
Pôle Emploi supprime 1 800 postes
Pôle Emploi supprime 1 800 postes
La direction de Pôle Emploi a annoncé officiellement hier la suppression de 1 800 postes d'ici fin 2011 dans l'établissement public chargé des demandeurs d'emploi, ce que les syndicats ont aussitôt dénoncé comme « une véritable agression à l'égard des salariés ».

Vosges Matin, Vendredi le 05 Novembre 2010 / France / PARIS

 

Quelque 1 500 CDD ne seront pas renouvelés et 300 postes en CDI seront supprimés, ont indiqué les syndicats dans un communiqué commun à l'issue d'un comité central d'entreprise (CCE), ce qu'a confirmé Pôle Emploi. Pour les CDI, il s'agira de départs non remplacés et non d'un plan de licenciements, a précisé la CGT.

« J'avais annoncé la situation depuis plusieurs mois en disant que Pôle Emploi participerait à la réduction des déficits publics parce que nous avons réussi notre réorganisation et que l'on peut aujourd'hui rendre un certain nombre de moyens exceptionnels qui nous avaient été octroyés en 2009 et 2010 », d'autant que les inscriptions au chômage « ne progressent plus », a déclaré le directeur général de Pôle Emploi, Christian Charpy.

« Situation explosive » selon les syndicats

L'organisme, issu de la fusion ANPE-Assedic fin 2008, compte actuellement environ 49 000 collaborateurs. « Ces décisions de suppressions de postes sont prises dans le cadre du projet de loi de finances pour 2011 », a ajouté M. Charpy.

Pour les neuf syndicats qui siégent au CCE (FO, SNAP, CGT, Unsa, CGC, CFDT, CFTC, Sud et SNU), « la situation explosive vécue par les salariés et par ricochet sur les services rendus aux usagers et la situation économique ancrée entraînant la hausse du chômage exigent au contraire une augmentation des effectifs ».

Porte-parole du PS sur le budget travail-emploi à l'Assemblée, Jean-Patrick Gille a estimé dans un communiqué que cette annonce de suppressions d'emplois « ne peut que choquer au moment où le nombre de demandeurs d'emploi suivis par conseiller explose ». La moyenne s'établit à 105 demandeurs par conseiller.