Postes supprimés : bras de fer à la Sécu

Publié le 30/07/2010
Un blocage inédit pourrait voir le jour entre l'Etat et la direction de l'assurance maladie, opposée à la suppression de 4 000 postes d'ici à 2013.
Postes supprimés : bras de fer à la Sécu
Postes supprimés : bras de fer à la Sécu
Un blocage inédit pourrait voir le jour entre l'Etat et la direction de l'assurance maladie, opposée à la suppression de 4 000 postes d'ici à 2013.

Le Républicain Lorrain, Vendredi le 30 Juillet 2010 / IG /
 

 

Comme toutes les administrations, l'assurance maladie est soumise à la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux. Photo Julio PELAEZ

Le projet de convention d'objectifs et de gestion (COG), qui doit lier l'Etat à la Caisse nationale d'assurance maladie (Cnam) sur la période 2010-2013, prévoit une réduction d'effectifs de 3 950 personnes, le gouvernement souhaitant appliquer, comme pour toutes les administrations, la règle du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux.

Cela « correspond à la moitié des 8 400 départs à la retraite prévus sur la période avec un petit bonus de 250 » postes, selon le président du conseil Michel Régereau (CFDT).

Après « un tour de table » des membres du conseil hier, « il y avait une grande majorité d'opposition » au texte, non seulement de la part des syndicats mais aussi des associations de malades et de familles, d'après Michel Régereau.

Il a donc pris la décision de ne pas signer le document et il n'y a pas eu de vote.

Ce genre de « blocage » constitue « une première », selon le responsable.

Toutefois, a-t-il précisé, « le conseil a souhaité la poursuite des négociations » avec l'Etat pour parvenir à un compromis.

Vote à la rentrée

Concrètement, la convention pourrait donc être de nouveau soumise à un vote à la rentrée. Mais si la position du gouvernement ne change pas, « je ne signe pas », a insisté le président. Pour entrer en vigueur, la convention « doit être signée par le président de la caisse », a-t-il aussi précisé.

La CGT juge elle aussi ces suppressions de postes « inacceptables ».

La CFTC est aussi opposée au texte, faisant valoir que « la qualité du service passe par les personnels », sans exclure que face à ces suppressions de postes, « le personnel se révolte, ce qui aboutirait à une crise dans les caisses ».