Privé/public, même combat ?

Publié le 28/09/2011
Le temps est loin des affrontements entre les tenants de l'école publique et ceux de l'école privée, ou école libre, suivant la position idéologique adoptée. Car aujourd'hui, « c'est l'école dans sa globalité qui est en danger.
Privé/public, même combat ?
Privé/public, même combat ?
Le temps est loin des affrontements entre les tenants de l'école publique et ceux de l'école privée, ou école libre, suivant la position idéologique adoptée. Car aujourd'hui, « c'est l'école dans sa globalité qui est en danger.

© L'Est Républicain, Mercredi le 28 Septembre 2011 / Ouverture Nancy

L'intérêt des élèves est le même, qu'ils soient du public ou du privé », assure Claude Frédéric, est délégué enseignant du public depuis 18 ans. De mémoire de syndicaliste, « un appel convergent public privé à faire grève est une première ! Même s'il a pu y avoir des opérations ponctuelles, dans le passé ».

Raison de cette union sacrée : « L'école est aujourd'hui dans l'incapacité de remplir ses missions en raison des baisses d'effectifs successifs. Ils voulaient dégraisser le mammouth, ils ont fait fondre la graisse, maintenant ils en sont arrivés à attaquer l'os... »

Le discours du représentant de l'enseignement public colle mot pour mot à celui d'un délégué de l'école privée. Corinne Leh, responsable CFDT FEP de l'enseignement catholique, égrène la même litanie : classes à plus de 30 élèves, suppression des groupes pour cause de manque d'effectifs, absence de formation de terrain pour les enseignants stagiaires, perte d'attractivité de la profession, etc.

La déléguée du privé ajoute tout de même un élément inconnu de ses homologues du public : la peur du chômage. Les enseignants du privé ne connaissent pas la garantie de l'emploi. De nouvelles suppressions de postes, en 2012, pourraient interdire toute solution de reclassement. Même par mutation dans les secteurs les plus reculés...