Profs : le « travailler plus pour gagner plus » relancé

Publié le 29/02/2012
Nicolas Sarkozy propose aux professeurs certifiés qui le souhaiteront de travailler 8h de plus par semaine pour gagner près de 500 EUR de plus par mois.
Profs : le « travailler plus pour gagner plus » relancé
Profs : le « travailler plus pour gagner plus » relancé
Nicolas Sarkozy propose aux professeurs certifiés qui le souhaiteront de travailler 8h de plus par semaine pour gagner près de 500 EUR de plus par mois.

© Le Républicain Lorrain, Mercredi le 29 Février 2012 / IG /

 

 

Avant son discours, Sarkozy a visité à Montpellier un des vingt-six « internats d'excellence » créés au cours de son quinquennat. Photo AFP

Le président-candidat s'est exprimé hier à Montpellier sur le thème de l'éducation. « Comment faire quand il n'y a pas d'argent pour embaucher ? Comment faire quand, pour réduire nos déficits, il faut diminuer les effectifs en continuant d'appliquer la règle du 1 sur 2 aux collèges et aux lycées ? Il n'y a qu'une seule solution, faire travailler les enseignants plus longtemps en les payant davantage », a affirmé Nicolas Sarkozy. « Je propose que désormais tout enseignant qui voudra travailler davantage puisse le faire avec 26 h de présence dans l'établissement au lieu de 18h de cours, avec en contrepartie une augmentation de son traitement de 25 %, soit près de 500 euros net par mois », a-t-il affirmé. Selon lui, seront ainsi « résolus deux problèmes : celui de l'augmentation de la présence des adultes » dans les établissements scolaires, et « celui de l'amélioration du statut des enseignants ». Les syndicats d'enseignants FSU, Unsa et CFDT ont qualifié de « duperie » cette proposition « improvisée ».

L'entourage du candidat a par ailleurs annoncé, à l'issue de son discours, que les instituteurs seraient « exonérés » de la règle selon laquelle un fonctionnaire sur deux partant à la retraite n'est pas remplacé. Autre proposition du candidat : celle de « l'autonomie » des établissements. Sarkozy a affirmé vouloir donner « à chaque établissement la possibilité de constituer de véritables équipes pédagogiques en lui donnant la liberté de recruter directement les professeurs avec une plus grande souplesse dans les régimes indemnitaires pour rendre plus attractifs les établissements confrontés à des difficultés plus importantes ». Le candidat a également affirmé qu'il n'était « pas favorable à la suppression du redoublement » et des « notes », et a estimé qu'« abaisser sans cesse le niveau du baccalauréat, c'est le condamner ». Nicolas Sarkozy a également profité de ce meeting pour qualifier de « fable » la proposition de son adversaire socialiste de créer en cinq ans 60 000 postes supplémentaires dans l'Education nationale.