PSA au chômage à cause de l'Iran

Publié le 17/02/2012
Quelque 180 salariés du site de PSA à Vesoul, produisant des pièces détachées pour l'Iran, seront mis au chômage technique en mars, en raison d'un ralentissement d'activité attribué aux sanctions économiques internationales contre ce pays, ont indiqué hier la CFE/CGC, la CFDT et la CGT.
PSA au chômage à cause de l'Iran
PSA au chômage à cause de l'Iran
Quelque 180 salariés du site de PSA à Vesoul, produisant des pièces détachées pour l'Iran, seront mis au chômage technique en mars, en raison d'un ralentissement d'activité attribué aux sanctions économiques internationales contre ce pays, ont indiqué hier la CFE/CGC, la CFDT et la CGT.

© Le Républicain Lorrain, Vendredi le 17 Février 2012 / Région /

 

 

 

Une première période de chômage technique était programmée, du 20 février au 5 mars. Mais la direction du site de Vesoul a annoncé lors d'un comité d'entreprise exceptionnel que la période d'inactivité se prolongera jusqu'au 30 mars pour les salariés d'un atelier qui travaille quasi-exclusivement pour l'Iran. En outre, une soixantaine de salariés travaillant dans les bureaux de cet atelier, qui emploie 280 personnes, connaîtra également 15 jours de chômage technique en mars. Les autres seront répartis dans d'autres secteurs du site, où travaillent au total 3 200 permanents et 600 intérimaires.

L'atelier concerné envoie en Iran des pièces détachées et des sous-ensembles de voitures, des Peugeot 206 pour l'essentiel, qui sont assemblés sur place.

« Nous supposons que l'embargo de l'Union européenne sur l'Iran complique les relations du pays avec PSA », a expliqué Jean-Paul Guy, délégué CFDT. « La direction ne nous le dit pas franchement, mais c'est l'embargo qui nous enlève notre travail », renchérit Christian Hergott (CGT).

« Certains salariés auront au total six semaines de chômage technique, avec 90 % de leur salaire net. La direction essaie de trouver une solution à ce problème qui devient récurrent », a commenté Michel Noël, délégué CFE-CGC et secrétaire du comité d'entreprise.

Les Etats-Unis et les pays de l'Union européenne ont imposé fin janvier de nouvelles sanctions financières et pétrolières pour tenter de forcer Téhéran à renoncer à son programme nucléaire controversé.