PSA : Aulnay et Rennes en sursis

Publié le 30/05/2012
Le cabinet externe Secafi a présenté hier un rapport inquiétant lors d'un comité central d'entreprise
PSA : Aulnay et Rennes en sursis
PSA : Aulnay et Rennes en sursis
Le cabinet externe Secafi a présenté hier un rapport inquiétant lors d'un comité central d'entreprise

© L'Est Républicain, Mercredi le 30 Mai 2012 / Ouverture France-Monde + Vosges Matin

 

« Avenir très sombre » pour les deux sites. Photo DR

LE CABINET d'experts Secafi a présenté hier, lors d'un comité central d'entreprise (CCE) de PSA Peugeot Citroën, un rapport dans lequel il fait part d'inquiétudes pour l'avenir des sites d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et de Rennes, a-t-on appris auprès des syndicats.

« Secafi, l'expert-comptable, nous a fait son rapport d'expertise. Très clairement, il pointe deux sites menacés ou en sous-activité, Rennes et Aulnay », a indiqué Jean-Pierre Mercier (CGT). Selon Franck Don (CFTC), le cabinet, mandaté par le CCE, évoque un avenir « très très sombre » pour ces deux sites et estime qu'« il n'y a aucune perspective pour Aulnay et Rennes ».

L'avenir du site d'Aulnay-sous-Bois (3.100 salariés) est incertain après la fin de la production de la C3 à l'horizon 2014. Pour Rennes (environ 6.800 salariés), les interrogations portent sur le véhicule amené à remplacer la C5.

« Il faut de nouveaux véhicules »

Ricardo Madeira (CFDT) admet que « les prévisions du cabinet sont moroses » et que « ce sont les modèles qui arrivent qui font la pérennité du site », mais il estime qu'il « ne faut pas non plus mettre la peur au ventre des salariés ». Le cabinet Secafi note que, « pour remédier à une insuffisance de volumes à terme, il faut de nouveaux véhicules ». Il indique qu'il y a « maintenant un quasi-consensus sur le fait que l'avenir d'Aulnay soit incertain » et ajoute que, « sans modèle après C3, une conclusion funeste est à craindre ».

En ce qui concerne Rennes, Secafi s'inquiète d'une « chute des volumes prévisionnels » et des conséquences de l'alliance avec General Motors pour le site.

Le directeur du site de Rennes a indiqué récemment que le nouveau véhicule pourrait être finalement confié à GM, PSA-Rennes récupérant alors des véhicules GM.