PSA : repères politiques et syndicaux

Publié le 23/07/2012
Jean-Marc Ayrault reçoit Philippe Varin lundi
PSA : repères politiques et syndicaux
PSA : repères politiques et syndicaux
Jean-Marc Ayrault reçoit Philippe Varin lundi

© L'Est Républicain, Vosges Matin, Samedi le 21 Juillet 2012 / France Monde

Jean-Marc Ayrault recevra lundi après-midi à Matignon le président du directoire de PSA Peugeot Citroën, Philippe Varin, a annoncé hier soir Matignon. La rencontre aura lieu à 17 h, à l'avant-veille du comité central d'entreprise (CCE) de PSA et de la présentation en Conseil des ministres du plan de soutien à la filière auto.

« L'incurie de la droite »

Le président des députés socialistes Bruno Le Roux et le porte-parole du PS David Assouline ont défendu hier Arnaud Montebourg. « L'incurie de la droite sur ce dossier comme sur tant d'autres ne l'autorise pas à faire la leçon au ministre du Redressement productif », écrit Bruno Le Roux dans un communiqué, évoquant le déficit commercial (70 milliards d'euros en 2011) « tandis que l'emploi industriel connaissait une saignée sans précédent avec la perte de 750.000 emplois dans ce secteur ».

Rassemblement le 25 juillet devant le siège parisien de PSA

Plusieurs syndicats du site PSA à Aulnay (CGT-SIA-CFDT-CFTC-Sud), où la production doit s'arrêter d'ici à 2014, appellent à un rassemblement le 25 juillet devant le siège du groupe à Paris à l'occasion du CCE sur le plan de suppressions de 8.000 postes en France. Ces syndicats invitent aussi les salariés des autres sites de production, notamment celui de Rennes qui doit perdre 1.400 postes, à les rejoindre. Il y a un appel à la grève à Aulnay, mais pas sur les autres sites du groupe.

Accord « infect » à Sevelnord

La CGT de Sevelnord a indiqué hier toujours refuser de signer l'accord de compétitivité réclamé par la direction, qu'elle juge « dangereux » pour l'emploi et qu'elle assimile à du « chantage » contre l'attribution par PSA Peugeot Citroën de la production d'un nouveau véhicule. « La CGT ne signera pas, il n'y a pas d'ambiguïté. C'est un accord inamendable, infect et très néfaste pour les salariés, un recul sans précédent qui comporte un risque d'extension » aux autres sites de PSA, a estimé Ludovic Bouvier, représentant de la CGT à l'usine Sevelnord d'Hordain (Nord). « Cet accord de mobilité, de flexibilité, de gel salarial pourrait être appliqué dans tout PSA, voire dans toute la filière automobile, il n'est pas question d'accepter un accord aussi dangereux », a renchéri Jean-Pierre Delannoy, responsable régional CGT Métallurgie.