Reprise d'Heuliez : une piste turque

Publié le 26/02/2010
Le ministère de l'Industrie a annoncé hier avoir trouvé un investisseur turc capable d'injecter 20 millions d'euros pour sauver du dépôt de bilan l'équipementier automobile Heuliez, nouvel épisode d'une saga qui prend un tour de plus en plus politique à l'approche des élections.
Reprise d'Heuliez : une piste turque
Reprise d'Heuliez : une piste turque
Le ministère de l'Industrie a annoncé hier avoir trouvé un investisseur turc capable d'injecter 20 millions d'euros pour sauver du dépôt de bilan l'équipementier automobile Heuliez, nouvel épisode d'une saga qui prend un tour de plus en plus politique à l'approche des élections.

Le Républicain Lorrain, Vendredi le 26 Février 2010 / IG /

 

 Il s'agit de « Alphan Manas, qui dirige le fonds d'investissement Brightwell », un « homme d'affaires reconnu et estimé, proche des principaux groupes industriels de son pays », selon le ministère. Les négociations devraient durer une « dizaine de jours ». Le temps également de sortir du capital le cabinet BKC, dirigé par Louis Petiet, par ailleurs élu local UMP, désigné l'été dernier par le tribunal de commerce de Niort pour reprendre de l'équipementier et constructeur automobile de Cerizay. Petiet s'est finalement avéré incapable d'apporter les 15 millions d'euros promis lors de la reprise, multipliant les promesses vaines et les déclarations contradictoires, avant d'être lâché par la Région Poitou-Charentes, présidée par Ségolène Royal (PS), et par Christian Estrosi (UMP).

Les pouvoirs publics, très impliqués dans le dossier, étaient depuis plusieurs jours à la recherche d'un nouvel investisseur. Né en 1962 à Izmir, Alphan Manas détient actuellement des participations dans une dizaine d'entreprises, du secteur énergétique aux technologies en passant par les moteurs de bateaux, mais pas dans l'automobile.« On reste prudents. Car nous avons connu notre lot de rebondissements », a réagi Emile Bregeon, de la CFDT, syndicat majoritaire chez Heuliez. Pour Jean-Emmanuel Valade, délégué syndical CFE-CGC, il s'agit « d'une nouvelle encourageante, positive. Mais je reste également prudent ».