Restauration à 5,5 % :premier bilan mitigé

Publié le 16/12/2009
Le ministre Novelli a rencontré hier les restaurateurs pour tirer un premier bilan d'une mesure qui coûte 3 milliards d'euros par an à l'Etat.
Restauration à 5,5 % :premier bilan mitigé
Restauration à 5,5 % :premier bilan mitigé
Le ministre Novelli a rencontré hier les restaurateurs pour tirer un premier bilan d'une mesure qui coûte 3 milliards d'euros par an à l'Etat.

Le Républicain Lorrain, Mercredi le 16 Décembre 2009 /
 

 
Hervé Novelli reconnaît à demi-mot que les consommateursne s'y retrouvent pas.
Un accord salarial qualifié d'« historique » par Bercy, mais des additions qui n'ont pas baissé autant que prévu et recommencent même à augmenter : six mois après la mise en place de la TVA à 5,5 % dans la restauration, un premier bilan reste très mitigé sur une mesure qui coûte 3 milliards d'euros par an à l'Etat. Selon le secrétaire d'Etat au Commerce, en charge de la restauration, Hervé Novelli, l'accord salarial signé par les cinq syndicats de salariés et trois des cinq organisations patronales va coûter un milliard d'euros aux restaurateurs, soit « la moitié » des gains qu'ils ont enregistrés avec la baisse de la TVA. Il doit permettre d'augmenter les salaires des 800 000 employés du secteur, de leur donner deux jours de congés supplémentaires, de leur verser une prime chaque année et de créer une mutuelle de santé.

Deux organisations patronales, le GNC et l'Umih, la plus importante du secteur, qui revendiquent 80 % des syndiqués, ont toutefois refusé de signer un texte qui « met en péril » les entreprises. Il ne concerne pas en outre la restauration rapide, un secteur « où les mesures sociales proposées sont dérisoires », a souligné l'intersyndicale CGT, FO et CFDT. Novelli reconnaît à demi-mot que les salariés ont obtenu ce que les restaurateurs n'ont pas voulu donner aux consommateurs. Car malgré les tentatives de rappels à l'ordre ces derniers mois du gouvernement et les menaces des sénateurs de revenir sur la baisse de la TVA, selon l'Insee, les additions n'ont baissé que de 1,41 % entre le 1er juillet et le 30 novembre. Loin des 3 % attendus par le gouvernement. Les prix ont même très légèrement remonté en octobre (+0,1%) et en novembre (+0,1%).