Restauration : accord au forceps sur les salaires

Publié le 15/12/2009
Les cinq syndicats de salariés et trois organisations patronales de l'hôtellerie-restauration sont parvenus hier, après des mois de tractations à un accord salarial, en contrepartie de la baisse de la TVA, la veille d'une réunion à Bercy sur le bilan de cette mesure fiscale.
Restauration : accord au forceps sur les salaires
Restauration : accord au forceps sur les salaires
Les cinq syndicats de salariés et trois organisations patronales de l'hôtellerie-restauration sont parvenus hier, après des mois de tractations à un accord salarial, en contrepartie de la baisse de la TVA, la veille d'une réunion à Bercy sur le bilan de cette mesure fiscale.

Mardi 15 Décembre 2009, © Vosges Matin / FRANCE


L'accord salarial, qui concerne 800 000 salariés et devrait être signé aujourd'hui, intervient à point nommé alors que les restaurateurs n'ont par ailleurs rien de très positif à faire valoir à Bercy, les additions dans les enseignes ayant baissé de 1,46% entre juillet et octobre, contre environ 3% attendus par le gouvernement. L'approbation de la CFTC, FO et la CGT, en plus de la CFDT et la CFE-CGC, permet que l'accord soit majoritaire. Lors des derniers échanges, les syndicats réclamaient la pérennité d'une 'prime TVA' pour les salariés, représentant 2% du salaire annuel brut, et ont finalement obtenu que son montant ne puisse être revu à la baisse dans trois ans en cas de maintien de la TVA à 5,5%. L'ancienneté minimale pour toucher la prime a aussi été abaissée à quatre mois, contre neuf mois dans le précédent projet, ce qui permet d'intégrer des saisonniers, et son plafond relevé à 500 euros, contre 400 euros. En outre, à l'avenir, le premier niveau de la grille salariale sera toujours 1% au-dessus du Smic. L'accord confirme, comme dans le texte du 30 novembre, la revalorisation moyenne de la grille des salaires de 6%, le rajout de deux jours fériés, la promotion du tutorat et des certificats de qualification professionnelle et la mise en place d'une mutuelle de santé. Le texte final a été validé côté patronal par le Synhorcat, la Fagiht et la CPIH, mais pas par la principale organisation, l'Umih, en proie à une guerre des chefs, ni par le GNC, qui représente les chaînes hôtelières, moins concernées par la baisse de TVA.


 

 
 

Ouf ! Un accord dans les Hôtels Cafés Restaurants