Restauration : le blocageperdure

Publié le 06/12/2009
Les patrons des cafés-restaurants, critiqués pour ne pas avoir assez fait profiter les consommateurs de la baisse de la TVA de 19,6 % à 5,5 %, peinent aussi à convaincre la plupart des syndicats de salariés qu'ils en feront en revanche largement bénéficier leur personnel.
Restauration : le blocageperdure
Restauration : le blocageperdure
Les patrons des cafés-restaurants, critiqués pour ne pas avoir assez fait profiter les consommateurs de la baisse de la TVA de 19,6 % à 5,5 %, peinent aussi à convaincre la plupart des syndicats de salariés qu'ils en feront en revanche largement bénéficier leur personnel.

Dix-sept heures de négociations dans la nuit de lundi à mardi ont débouché sur un accord salarial au petit matin signé par seulement deux syndicats sur cinq (CFDT et CFE-CGC) mais refusé par les trois autres (CGT, FO, CFTC), ce qui risque d'empêcher sa mise en oeuvre. Une des principales dispositions de l'accord est le versement pendant trois ans, à compter du 1er juillet, d'une prime annuelle égale à 2 % du salaire annuel brut et plafonnée à 400 euros. Mais sur les 800 000 salariés du secteur, les saisonniers sont exclus de la prime, soit 200 000 personnes selon les syndicats non signataires, ainsi que les salariés de moins d'un an d'ancienneté. En outre, seuls les salariés des cafés-restaurants ne la percevront qu'en totalité. Ceux des hôtels, où la baisse de la TVA ne concerne que les petits-déjeuners, en recevront 25 % et ceux des hôtels-restaurants 50 %.

L'accord prévoit aussi une revalorisation moyenne de la grille des salaires de 6 % (mais qui correspond à des hausses réelles inférieures, beaucoup de niveaux salariaux étant jusque-là inférieur au Smic), la garantie que son premier niveau soit supérieur au Smic, le rajout de deux jours fériés supplémentaires, ainsi que la mise en place d'une mutuelle de santé. Ce texte « historique » représente « un milliard d'euros de pouvoir d'achat pour les salariés », ont souligné hier les signataires, chiffre contesté par les trois contestataires.

Le Républicain Lorrain, Mercredi le 02 Décembre 2009