Retraite à 60 ans, social : Ayrault livre sa méthode

Publié le 24/05/2012
Le gouvernement a prévu d'organiser une « conférence sociale » avant le 14 juillet avec les organisations syndicales et patronales.
Retraite à 60 ans, social : Ayrault livre sa méthode
Retraite à 60 ans, social : Ayrault livre sa méthode
Le gouvernement a prévu d'organiser une « conférence sociale » avant le 14 juillet avec les organisations syndicales et patronales.

© Le Républicain Lorrain, Jeudi le 24 Mai 2012 / IG /

 

Jean-Marc Ayrault, a mis hier le social en haut de son agenda : une semaine après sa nomination, il a fixé la méthode de concertation avec les partenaires sociaux et ouvert le premier chantier de réforme des retraites. Le Premier ministre a pour la première fois précisé sa méthode pour entamer les réformes, avec en ligne de mire une « grande conférence sociale avant le 14 juillet ».

Pour préparer ce rendez-vous promis par François Hollande, il recevra le 29 mai, séparément, les cinq centrales syndicales représentatives (CGT, CFDT, FO, CFTC et CFE-CGC) et les trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA). Il sera entouré de trois ministres, Michel Sapin (Travail), Marylise Lebranchu (Fonction publique) et Marisol Touraine (Affaires sociales).

Ensuite, il présidera « une conférence de la méthode », réunissant l'ensemble des partenaires sociaux, « qui définira comment nous allons nous y prendre pour préparer la grande conférence sociale ». Cette conférence sur l'emploi, la formation, les salaires, le Smic, les conditions de travail et les retraites pourrait durer plusieurs jours.

Ayrault a précisé que le premier chantier du gouvernement concernerait le retour à la retraite à 60 ans pour ceux ayant commencé à travailler tôt. Un décret devrait sortir « dans les trois semaines », soit entre les deux tours des législatives.

La droite est montée au créneau : le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, va demander à rencontrer le président de la République et le Premier ministre, affirmant que le Parlement ne saurait être « bafoué » par un décret. Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, a fustigé « un déni de démocratie » et accusé le gouvernement d'ouvrir « la boîte de Pandore », tandis que l'ancien ministre du Travail, Xavier Bertrand, dénonçait un « passage en force ».