Retraites : Chérèque plaide pour une réforme globale

Publié le 26/04/2010
Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a de nouveau plaidé hier pour une réforme globale des retraites qui permettrait de lutter contre les inégalités, sans quoi il faudra recommencer dans cinq ans.
Retraites : Chérèque plaide pour une réforme globale
Retraites : Chérèque plaide pour une réforme globale
Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a de nouveau plaidé hier pour une réforme globale des retraites qui permettrait de lutter contre les inégalités, sans quoi il faudra recommencer dans cinq ans.

Lundi 26 Avril 2010, © Vosges Matin / FRANCE

 

'La CFDT souhaite une démarche qui prenne en compte l'ensemble des inégalités' face aux droits à la retraite, a déclaré M. Chérèque au Grand Rendez-vous Europe 1/Le Parisien-Aujourd'hui en France. 'Ce que veut faire le gouvernement - ne travailler que sur les durées de cotisations - c'est impossible', a-t-il dit. 'Si on fait une petite réforme, on tape, on punit uniquement les gens sur les durées de cotisations ou l'âge de départ, or les retraites, c'est le réceptacle de toutes les inégalités de la vie' (carrières longues, métiers pénibles...)', a continué M. Chérèque, estimant que ce qu'envisage le gouvernement 'accroît les inégalités'. 'On sait très bien que ce défici t (des retraites, chiffré à 30 milliards d'euros dès 2010 par le conseil d'orientation des retraites, NDLR), il faudra dix ans, vingt ans pour le résoudre, donc si on fait cette réforme que nous propose le gouvernement, on y reviendra dans cinq ans', a estimé le leader de la CFDT. 'On n'est pas pressé', a-t-il insisté. Si la réforme ne devait s'appliquer qu'en 2020, 'on pourrait prendre six mois de plus' pour en discuter, a-t-il dit. Le gouvernement prévoit de mettre au point la réforme d'ici l'été avant un débat au Parlement en septembre. François Chérèque a aussi réaffirmé son attachement à l'âge légal de départ en retraite à 60 ans mais 'avec un grande souplesse de choix' pour chacun. 'J'ai toujours dit qu'un acquis social pouvait évoluer, c'est la raison pour laquelle le vrai débat, (ce sont) les éléments de choix individuels' comme ' faire en sorte que les gens à 60 ans puissent décider de continuer de travailler ou pas'. Concernant le financement des retraites, M. Chérèque a prôné de nouveau 'une évolution' de la fiscalité du capital pour qu'il ne soit pas moins taxé que le travail dans certains cas. Enfin, ' si les salariés ont le sentiment qu'ils ont une réforme qui les sanctionne uniquement eux et qu'il n'y à qu'eux qui font des efforts (...), il y aura une rentrée qui sera difficile' pour le gouvernement, a-t-il prévenu.